charnage

(Mot repris de charnages)

CHARNAGE

(char-na-j') s. m.
Temps dans lequel l'Église catholique permet de manger de la chair.
Cette dorure [mélange de blancs d'œuf et de jaunes pour dorer la pâtisserie] est la dorure de charnage ; car, pour la dorure de carême, ce n'est que des œufs de brochet détrempés avec un peu d'eau [RICHELET, Dict.]
Vieux.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Nus ne puet ne ne doit ouvrer en charnage puis vespres sonans, au dit mestier, ne en quaresme puis complie sonant [, Liv. des mét. 48]
    Chascun jor en la quarantaine Et une foiz en la semaine La batoient, ce vous redi, En charnage, le vendredi [RUTEB., II, 176]
  • XVe s.
    Car karesme vient et commande A charnaige, tant qu'on le mande, Que pour ung temps se tire arriere [CH. D'ORL., Rond.]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, charnèie ; namurois, chaurnaie ; provenç. carnatgue ; du bas-latin carnaticum, du latin caro, carnis, chair (voy. CHAIR et comp. CARNAGE).

charnage

CHARNAGE. s. m. Il se dit Du temps pendant lequel il est permis de manger de la chair, de la viande. On fait meilleure chère en charnage qu'en carême. Il est populaire.

charnage

Charnage, Le temps qu'on mange chair, Picardis Carnage.

charnage


CHARNAGE, s. m. Mot populaire. Le temps auquel il est permis de manger de la chair.