chaume


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chaume

n.m. [ du lat. calamus, roseau ]
1. Tige creuse des graminées.
2. Partie de la tige des céréales qui reste sur le champ après la moisson éteule [litt.]
3. Champ après la moisson.
4. Paille longue dont on a enlevé le grain, utilisée jadis pour recouvrir les habitations dans certaines régions : Les toits de chaume des maisons normandes.

CHAUME

(chô-m') s. m.
Portion de la tige des céréales qui reste sur pied après la récolte.
Terme de botanique. Nom de toute tige cylindrique, simple ou rarement ramifiée, le plus souvent fistuleuse, offrant de distance en distance des nœuds d'où partent des feuilles alternes et engainantes : c'est la tige des graminées.
Champ où le chaume est encore sur pied. Les perdrix se réunissent dans les chaumes.
Nous mîmes une demi-heure pour nous rendre à Athènes à travers un chaume de froment [CHATEAUB., Itin. 171]
Terme d'ancienne coutume. Chaumes, landes et bruyères.
La paille qui couvre les maisons de village.
Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre [MALH., VI, 18]
Du chaume ! des roseaux ! voilà donc sa retraite ! [VOLT., Scythes, III, 1]
Il [le roi d'Yvetot] faisait ses quatre repas Dans son palais de chaume [BÉRANG., Yvetot.]
Fig. Toit de la maison du paysan, du pauvre, et, par extension, cette maison même. Vous qui habitez sous le chaume.
Et les princes verront les chaumes préférés Au faste ambitieux de leurs palais dorés [CORN., Imit. I, 24]
La justice, fuyant nos coupables climats, Sous le chaume innocent porta ses derniers pas [DELILLE, Géorg. III]
Elle [notre gloire] épouvante encor les rois Et nous bannit des humbles chaumes [BÉRANG., Ch. d'asyle.]
Dans les palais et sous le chaume Moi, dit la sœur, j'ai de mes mains Distillé le miel et le baume.... [ID., Deux sœurs de ch.]
Être né, vivre sous le chaume, c'est-à-dire dans l'humble condition des paysans.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    À Paris [j'] emportoie chaume, busche et estrain [, Berte, LXXIII]
    D'autre part sunt li mur de bue, Qui n'ont pas d'espès plaine paume ; S'est [la maison] toute coverte de chaume [, la Rose, 6132]
    Sor ung poi de chaume ou de fain [foin] [, ib. 10171]
    En yver, par la grant froidure, Se gisoit sor la chaume dure, Deux coutes metoit desus soi [RUTEB., II, 210]
    Premier ne demanderent qu'un peu de repostaille, Atout un pou d'estrain ou de chaume ou de paille [ID., 176]
    Bien dire sans bien faire est comme feu de chaume Qu'on esteint de legier du pié ou de la paume [J. DE MEUNG, Test. 695]
  • XIVe s.
    Si tu sens que tes ennemis Viengne, prie tous tes amis Et fait tantost ton mandement.... Mais garde le contremander : Car li contremant du royaume Ont fait ardoir maint toit de chaume [MACHAULT, p. 108]
  • XVe s.
    Cheurent par milliers morts et navrez en grand confusion et desolation l'un sur l'autre, en telle maniere que les mons et multitude de morts et navrez estoient, en plusieurs lieux, plus grans que ne sont les chaumes des moissons au mois d'aoust [MONSTRELET, t. I, ch. 47, p. 75, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Le latin calamus. Le bas-latin calma répond à chaume féminin, qui se trouve quelquefois dans l'ancien français.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. CHAUME (chô-m'), s. m.
    Nom, dans la Charente et la Saintonge, de terres calcaires pierreuses, presque infécondes [, les Primes d'honneur, Paris, 1869, p. 312]
    Saintonge : les terres calcaires pierreuses, appelées chaumes, sont peu productives [HEUZÉ, La France agricole, carte n° 5]
    Nom donné, dans la Basse-Bourgogne, au sommet dénudé et pierreux des collines (on l'y fait féminin).

chaume

CHAUME. n. m. T. de Botanique. Tige herbacée, creuse, simple, garnie de noeuds, qui est propre aux graminées, telles que le blé, l'avoine, etc.

Il désigne plus ordinairement, en termes d'Agriculture, la Partie de la tige du blé, du seigle, etc., qui reste dans le champ quand on les a coupés. Les chaumes sont hauts, sont forts. Brûler les chaumes.

Il se dit, par extension, d'un Champ où le chaume est encore sur pied. Cette compagnie de perdrix s'est allée remettre dans un chaume. Battre un chaume.

Il se dit souvent aussi de la Paille qui couvre certaines maisons de village, certaines habitations de paysans, certains hangars. Toit de chaume.

Il se dit encore par extension et poétiquement en parlant d'une Chaumière quelconque. Être né sous le chaume. Vivre, habiter sous le chaume.

châume


CHAûME, s. m. CHAUMER, v. a. et n. [Chôme, Chomé; 1re long. au 1er dout. au 2e; 2e e muet au 1er, é fer. au 2d. Dans le verbe, au est dout. devant la syll. masc. Nous Chaumons, je chaumois, il chauma, etc. Il est long devant l'e muet; il chaûme, il chaûmera.] Le chaûme est, 1°. la partie du tuyau des blés, qui reste dans le champ, quand on les a coupés. Les chaûmes sont hauts, sont forts. Le chaûme sert à faire de la litière. = 2°. Il se prend quelque-fois pour le tuyau tout entier du blé. = 3°. Pour le champ même où le chaûme est encôre sur pied. Il y avoit trois lièvres dans ce chaûme.
   CHAUMER, Couper, ârracher le chaûme. Il se dit, ou activement: je ne veux pas qu'on chaûme mon champ: ou neutralement, qu'on chaûme dans mon champ: elle est alée chaumer.

Traductions

chaume

thatch, stubble, blade, stalk, haulm, reedstoppel, halm, dakriet, dakstro, rietdak, stoppel(veld), strodak, stroגבבה (נ), קנה קש (ז), תבן (ז), תֶּבֶןstråtagkulmo, stoplorastrojo, cañaolkikattonádtetőcalamusrestolhoacoperiș, paiestråpaglia, stoppia, strame (ʃom)
nom masculin
paille qui recouvre certainstoits un toit de chaume

chaume

[ʃom] nm (= tiges) → stubble; [toit] → thatch
un toit de chaume → a thatched roof