cheval

cheval

n.m. [ lat. caballus, mauvais cheval ] [chevaux].
1. Grand mammifère domestique utilisé par l'homme comme animal de trait ou comme monture : Savoir monter à cheval. Une course de chevaux.
2. Art de monter à cheval ; équitation : Elle fait du cheval au centre équestre.
3. Viande de cheval : Un steak de cheval.
4. (Surtout au pl.) Unité de mesure de cylindrée d'une automobile, qui sert à déterminer notamm. le montant des primes d'assurance (abrév. de cheval-vapeur ; abrév. C.V. ; on dit aussi cheval fiscal) : Un moteur de trois cents chevaux.
À cheval,
monté sur un cheval : Un garde forestier à cheval.
À cheval sur,
à califourchon sur : Assis à cheval sur un muret ; sur plusieurs endroits différents, plusieurs périodes différentes : Le lac est à cheval sur plusieurs communes. Elle a situé son histoire à cheval sur deux siècles à la fin de l'un et au début de l'autre
Avoir mangé du cheval,
Fam. faire preuve d'une énergie inhabituelle.
Cheval de bataille,
argument, thème favori, auquel on accorde une grande importance : La protection de l'environnement est son cheval de bataille.
Cheval de bois,
jouet d'enfant figurant un cheval, qui peut avoir des roulettes ou être à bascule.
Cheval de frise,
pièce de bois défensive hérissée de barbelés.
Cheval de retour,
Fam. personne qui commet de nouveau la même faute ; récidiviste.
Cheval de Troie,
gigantesque cheval de bois dans lequel s'étaient cachés des guerriers grecs et qui leur permit de s'emparer de Troie ; fig., ce qui permet de pénétrer insidieusement dans un milieu et de s'en rendre maître.
Chevaux de bois,
figures d'un manège pour enfants ; le manège.
Être à cheval sur qqch,
être très strict en ce qui concerne qqch : Il est à cheval sur la ponctualité il est intransigeant
Fièvre de cheval,
forte fièvre.
Grand cheval,
Fam. grande femme d'allure peu féminine.
Monter sur ses grands chevaux,
se mettre en colère ; s'emporter.
Ne pas être un mauvais cheval,
Fam. être plutôt gentil.
Petits chevaux,
jeu de société se jouant avec des figurines ayant une tête de cheval.
Remède de cheval,
remède très énergique, efficace.

CHEVAL

(che-val) s. m.
Animal domestique de la famille des solipèdes, qu'on emploie à tirer ou à porter. Cheval de charrette, de carrosse, de main, de bataille. La bouche d'un cheval. Panser, étriller, ferrer, seller, brider un cheval. Un cheval fin, ardent, plein de feu, souple, léger à la main, obéissant. Cheval qui porte bien sa tête. Un cheval vicieux, ombrageux, pesant à la main.
De rage et de douleur le monstre bondissant Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant [RAC., Phèd. V, 6]
J'ai vu, seigneur, j'ai vu votre malheureux fils Traîné par les chevaux que sa main a nourris [ID., ib.]
Sous les pieds des chevaux cette reine foulée [ID., Athal. I, 1]
On commença la course des chariots, que l'on distribua au sort ; le mien se trouva le moindre pour la légèreté des roues et pour la vigueur des chevaux [FÉN., Tél. v.]
Lâchant les rênes à ses chevaux fumants de sueur [ID., ib.]
Mes chevaux s'animèrent et se mirent peu à peu en haleine [ID., ib.]
Hippomaque poussant trop ses chevaux, le plus vigoureux s'abattit [ID., ib.]
Mes chevaux, mieux ménagés que les siens, étaient en état de le devancer [ID., ib.]
Malheureux, laisse en paix ton cheval vieillissant, De peur que, tout à coup efflanqué, sans haleine, Il ne laisse en tombant son maître sur l'arène [BOILEAU, Ép. X]
Cheval de relais, cheval tout préparé dans les postes pour prendre la place de celui qui vient de faire une traite.
On avait préparé des chevaux de relais, sur lesquels ils furent sur-le-champ conduits à Leipsic, où on les enferma étroitement [VOLT., Charles XII, 2]
Il en est ainsi de poste en poste dans le royaume ; vous changez de jurisprudence en changeant de chevaux [ID., Dial. 2]
Cheval de service, dans le langage de la féodalité, cheval dû par le vassal au seigneur. Tirer un criminel à quatre chevaux, écarteler un criminel, en attachant un cheval à chacun de ses membres. Fig. N'avoir ni cheval ni mule, être fort gueux. Chercher quelqu'un à pied et à cheval, faire toutes les diligences pour le trouver. C'est un cheval échappé, c'est un jeune homme qui n'écoute ni autorité ni conseil.
Athamare est un jeune cheval échappé, amoureux comme un fou [VOLT., Lett. d'Argental, 27 avril 1767]
C'est un vrai cheval à la besogne, c'est un homme dur à la peine, grand travailleur.
Mon esclave travaille comme un cheval, je le nourris mal, je l'habille de même [VOLT., Dial. XXIV, 8]
Fig. et familièrement. Cheval de carrosse, cheval de bât, gros cheval, ou, simplement, cheval, homme rude, grossier, intraitable. C'est un vrai cheval.
C'était [le chevalier de Nogent] une manière de cheval de carrosse qui était de tout temps ami de Saint-Pouange [SAINT-SIMON, 191, 58]
Comment, grand cheval de carrosse ! [MOL., Bourg. II, 3]
Fig. C'est le cheval de bât, se dit d'un homme chargé, dans une maison, dans une communauté, de la grosse besogne. Dans le pas d'un cheval, c'est-à-dire facilement, sans peine, sous les pieds.
Croit-il que mille cinq cents livres se trouvent dans le pas d'un cheval ? [MOL., Fourb. II, 11]
Cinquante mille francs, c'est un joli denier ; et, comme on dit, ça ne se trouve pas tous les jours dans le pas d'un cheval [CH. DE BERNARD, le Gendre, § 6]
Aux enseignes des hôtelleries, un tel loge à pied et à cheval, c'est-à-dire un tel donne le logement aux hommes et aux chevaux. Fig. C'est son cheval, son grand cheval de bataille, c'est l'argument dont il s'appuie, l'idée à laquelle il est attaché.
La cérémonie est le cheval de bataille de la noblesse campagnarde [HAMILT., Gramm. 10]
Monter sur ses grands chevaux, prendre les choses avec résolution, avec hauteur, se gendarmer ; locution venue de ce que les chevaliers allant en guerre et chevauchant sur de petits chevaux montaient, pour combattre, sur de grands chevaux.
Je vous vois montée sur vos grands chevaux [SÉV., 537]
Dessus ses grands chevaux est monté mon courage [MOL., Sgan. 21]
Voyant qu'elle montait sur ses grands chevaux [HAMILT., Gramm. 9]
Elle monta sur ses grands chevaux au lieu de se justifier [ID., ib. 11]
Brider son cheval par la queue, s'y prendre à contre-sens dans une affaire. Fièvre de cheval, fièvre violente. Médecine de cheval, médicament très fort. Familièrement. Écrire à quelqu'un une lettre à cheval, écrire une lettre où on le gourmande vertement.
Homme de cheval, un cavalier. Une troupe de gens de cheval.
Soit de gens de cheval ou soit de gens de pied [RÉGN., Sat. X]
Il n'y avait point de meilleurs hommes de cheval que les Égyptiens [BOSSUET, Hist. III, 3]
Du Plessis, écuyer de la grande écurie et le premier homme de cheval de son siècle [SAINT-SIMON, 37, 174]
Les Romains tireront de leurs alliés 700 000 hommes de pied, et 70 000 de cheval [MONTESQ., Rom. 4]
Monter à cheval signifie quelquefois apprendre à monter à cheval. Il a monté à cheval sous un tel. Mettre quelqu'un à cheval, lui enseigner l'équitation. C'est un tel écuyer qui a mis ce jeune homme à cheval. En termes de manége, cheval de deux cœurs, celui qui ne se manie que par contrainte. Cheval dans la main, celui dont l'encolure, la tête et le corps sont dans un parfait équilibre. Cheval entier à une main, celui qui refuse de tourner d'un côté. Cheval de pas, celui qui va un grand pas fort à l'aise.
À cheval, loc. adv. Sur un cheval. Se promener à cheval.
Montrez-lui comme il faut.... Passer les jours entiers et les nuits à cheval [CORN., Cid, I, 7]
Pour les faire monter à cheval [BOSSUET, Hist. III, 5]
M. le Chantre sera toujours prêt à monter à cheval [ID., Lett. abb. 72]
Sortis, il me demande : êtes-vous à cheval ? [RÉGNIER, Sat. VIII]
Elliptiquement, à cheval, messieurs ! c'est-à-dire montez à cheval. Par analogie, à califourchon, jambe deçà, jambe delà. Il était à cheval sur le haut du mur. Terme de guerre. Être à cheval sur un fleuve, sur une rivière, sur une route, avoir des troupes placées sur l'une et l'autre rive, sur l'un et l'autre côté de la route. Fig. Être à cheval sur quelque chose, n'en pas démordre, s'en prévaloir, y revenir sans cesse. être à cheval signifie aussi être solidement établi. Fig. Être mal à cheval, être mal dans ses affaires. Il se tient mieux à table qu'à cheval, se dit d'un écornifleur.
S. m. plur.Terme de guerre. Cavaliers. Il avait dix mille hommes de pied, avec deux mille chevaux.
C'était vous, intrépide Nemours, qui meniez ces fameux chevaux aux combats [CHATEAUB., Natch. I, 92]
Les grands chevaux, nom qui était donné aux quatre principales familles de la noblesse de Lorraine. Les petits chevaux, la noblesse inférieure de Lorraine.
Cheval fondu, jeu d'enfants dans lequel l'un saute par-dessus l'autre qui a le corps plus ou moins fléchi.
Cheval de bois, figure de bois sur laquelle on apprend à voltiger.
[Il] fait crever les courtauds en chassant aux forêts, Court le faquin, la bague, escrime des fleurets, Monte un cheval de bois.... [RÉGNIER, Sat. v.]
Anciennement. Cheval de bois, pièce de bois qui, taillée en arête et mise sur des tréteaux, servait à une punition de soldat. Ce soldat, ayant fait un faute, fut mis pendant deux heures sur le cheval de bois. Cheval de Troie, cheval de bois renfermant des guerriers dans ses flancs, au moyen duquel les Grecs prirent la ville de Troie. Les courtisans du cheval de bronze, s'est dit jadis à Paris des filous et personnes de mauvaise vie qui se tenaient sur le pont Neuf auprès de la statue d'Henri IV, pour y attraper quelqu'un.
Cheval de frise, en termes de guerre, grosse poutre carrée, traversée par trois rangs de pieux de bois, dont les bouts sont armés de pointes de fer, ainsi dite parce que cet engin a d'abord été employé dans la Frise. Cheval de frise ou patte de coq, espèce de support dans une fabrique de poteries.
Terme d'astronomie. Un des noms vulgaires de la constellation de Pégase. Petit Cheval, constellation de l'hémisphère septentrional.
Cheval-vapeur ou simplement cheval, unité conventionnelle dont on se sert pour évaluer la force motrice des machines à vapeur, et qui équivaut à une force capable d'élever un poids de 75 kilogrammes à la hauteur d'un mètre dans l'unité de temps ou seconde.
10° Dans les carrières de marbre, on appelle cheval de terre, un espace où le marbre manque et qui se trouve rempli d'une masse de terre. Trou rempli de terre qu'on trouve quelquefois dans un bloc.
11° Terme de zoologie. Cheval cerf, nom d'un mammifère observé en Chine et qui paraît être l'antilope gnus (ruminants) dite vulgairement gnou. Cheval du Cap, nom donné par quelques voyageurs au cheval quaccha, qui est le couagga de Buffon. Cheval marin, cheval de rivière, hippopotame, et plusieurs poissons. Cheval du bon Dieu, grillon. Cheval marin, animal fabuleux, qu'on représente avec le devant d'un cheval et le derrière d'un poisson.
12° Terme de métier. Siége sur lequel l'ouvrier s'assoit pour façonner l'ardoise.

PROVERBES

  • Cheval de foin, cheval de rien ; cheval d'avoine, cheval de peine.
  • Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors, c'est-à-dire prendre des précautions quand le mal est arrivé.
  • Il fait toujours bon tenir son cheval par la bride, c'est-à-dire il fait bon être maître de ses affaires, de son bien.
  • Il est bien aisé d'aller à pied quand on tient son cheval par la bride, c'est-à-dire on souffre volontiers de petites incommodités quand on peut s'en délivrer aussitôt qu'on veut.
  • Des femmes et des chevaux, il n'en est point sans défauts.
  • Un coup de pied de jument ne fait point de mal au cheval, c'est-à-dire un homme doit prendre galamment les malices que lui font les femmes.
  • À un cheval hargneux, il lui faut une étable à part, c'est-à-dire il faut se tenir loin des hommes querelleurs, difficultueux, méchants.
  • Les chevaux courent les bénéfices, et les ânes les attrapent, c'est-à-dire les récompenses ne vont pas à ceux qui les méritent. Je lui ferai voir que son cheval n'est qu'une bête, c'est-à-dire je lui ferai voir qu'il se trompe lourdement.
    Je voudrais bien qu'elle eût soufflé devant moi et qu'elle s'avisât de traverser ce que j'aurais résolu ; je lui ferais bien voir que son cheval ne serait qu'une bête [HAUTEROCHE, Crispin médecin, I, 2]
  • Qui aura de beaux chevaux si ce n'est le roi ? c'est-à-dire il n'est pas étonnant qu'un homme riche et puissant ait ce qu'il y a de mieux.
  • Il n'est si bon cheval qui ne devienne rosse, c'est-à-dire l'âge affaiblit les corps, les esprits les plus vigoureux. Et, en sens inverse, jamais bon cheval ne devint rosse.
  • À jeune cheval vieux cavalier, c'est-à-dire pour conduire un jeune cheval, et figurément, pour diriger des gens inexpérimentés, il faut un homme expérimenté.
  • Il est bon cheval de trompette, c'est-à-dire le bruit, les menaces ne l'effrayent pas.
  • Changer son cheval borgne contre un aveugle, changer une chose mauvaise contre une autre plus mauvaise encore.
  • À cheval donné on ne regarde point à la bouche, à la bride, c'est-à-dire un don est toujours bienvenu.
  • Il n'est si bon cheval qui ne bronche, c'est-à-dire le plus sage, le plus habile peut commettre des fautes.
  • Jamais cheval ni méchant homme n'amenda pour aller à Rome, c'est-à-dire on ne se corrige pas en voyageant.
  • L'œil du maître engraisse le cheval, c'est-à-dire il faut surveiller ses affaires.
  • Après bon vin, bon cheval, c'est-à-dire quand on a un peu bu, on est plus hardi.
  • L'âge n'est que pour les chevaux, c'est-à-dire il ne faut pas s'enquérir de l'âge des personnes.
    Laissons l'âge à part ; aussi bien, comme on dit, il n'est que pour les chevaux [HAUTER., Crispin médecin, I, 1]
  • À méchant cheval bon éperon, c'est-à-dire il faut de la fermeté dans les affaires difficiles.

SYNONYME

  • HOMMES DE CHEVAL, GENS DE CHEVAL. Les gens de cheval, c'est la cavalerie. Cette locution a toujours un sens collectif qui n'appartient pas à hommes de cheval ; c'est pour cela qu'on dit mille hommes de cheval, et qu'on ne peut dire mille gens de cheval.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Cil ki aveir [bétail] escut [retire] u chivalz u buefs [, Lois de Guill. 6]
    Puisque il sont as chevals et as armes [, Ch. de Rol. LXXXV]
    Sur Veillantif, son bon cheval courant [, ib. LXXXIX]
    Sire, à pied estes, et je sui à cheval [, ib. CLVII]
  • XIIe s.
    Chevaus de pris [, Ronc. p. 7]
    Ses chevaus [son cheval] fu en vingt lieus assenez [, ib. p. 96]
    Je le defen à cheval et à pié [, ib. p. 187]
    Sur les chevax [ils] monterent qu'on leur tint au perron [, Sax. XXII]
    Les chevals Saint Thomas tuz ensemble [ils] enmenerent [, Th. le mart. p. 152]
  • XIIIe s.
    Et chascuns chevaus donra quatre mars, et chascuns homs dui [deux] [VILLEH., XIV]
    Lors furent li cheval trais des huissiers [vaisseaux] [ID., LXIII]
    Chevaus, or et argent leur fist on presenter [, Berte, III]
    Il doit deus deniers de tonlieu pour chascun cheval, se li chevaus est vis [vif] [, Livre des mét. 316]
    Et la court deit connoistre que la bataille deit estre à chevau, au quarantisme jor [, Ass. de Jér. I, 162]
    Je voi que qui cheval achete, N'iert ja si fox que riens i mete, Comment que l'en l'ait bien couvert, Se tout nel voit à descouvert [, la Rose, 8707]
    Et quand les chevaus aus Sarrazins et aus Beduins avoient poour [peur] d'un bisson [buisson] [JOINV., 203]
    Qui n'a cheval si voist [aille] à piét [LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 163]
    Miex vault le cheval Bertran, Qui souvent menjue [mange] avaine Que cil qui fait la crevaine [qui crève] [, Anc. poésies fr. du Vatican, dans LACURNE]
    Se ses quevax muert ou afole [BEAUMANOIR, 64]
  • XIVe s.
    Là où li chevaux chiet [choit], on le vait escorchant [, Guesclin. 10831]
  • XVe s.
    Par ma foy, mes chevaulx se lasse, Et dit que les nois [neiges] et la glace L'ont destruit.... [E. DESCH., Poésies, f° 358, dans LACURNE]
    Dix huyt cens hommes de cheval [COMM., IV, 1]
    Se l'autre son compagnon avoit bien fait du mauvais cheval et en maintien et en paroles, encore en fit il plus [LOUIS XI, Nouv. XXXIII]
    Un cheval a quatre pieds et si chiet [et pourtant tombe] [LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 164]
    En verité il m'est mescheu ; dont je suis dolent, mais c'est sur le tard, et me puis comparer à celluy qui ferme l'estable quant on lui a emblé son cheval [, Perceforest, t. III, f° 88]
  • XVIe s.
    Un esclave qui vint à tue cheval l'avertir [, Mém. sur D. G. ch. XVIII]
    Voyant rapporter le corps d'un homme de cheval [MONT., I, 8]
    Se sentant eschapper du [tomber de] cheval [ID., I, 16]
    Apprendre à monter à cheval [ID., I, 150]
    En sa mort, on sent Caton tousjours monté sur ses grands chevaulx [ID., IV, 193]
    Il y eut quelques chevaulx legers numidiens, qui par le chemin rencontrerent.... [AMYOT, Marcell. 50]
    Il y mourut, non en capitaine, ains en cheval leger et en avant coureur [ID., Pélop. et Marcell. comp. 5]
    Dix mille hommes de pied, mille chevaux, et une flotte de cent voiles [ID., ib. 51]
    Faire du cheval eschappé [ID., Caton, 55]
    Qu'es-tu toy ? archer, picquier, homme d'armes ou cheval leger ? [ID., Que la vertu se peut apprendre, 8]
    La Riviere, le plus diligent et laborieux caval leger qui fust au service du roi [D'AUB., Hist. I, 333]
    On faisoit bouillir les cuirs, les peaux de cheval et de chiens [ID., ib. II, 56]
    Ils firent du pain de paille hachée et d'ardoise, y meslant du fumier de chevaux [ID., ib. II, 57]
    Ne trouvant dedans autres garnisons que quelque peu de soldats pour garder les grands chevaux de Joieuse [ID., ib. II, 58]
    Il perce un grand païs de Beausse tout semé de chevaux-legers [ID., ib. II, 188]
    En cheval leger [ID., ib. III, 213]
    Pour forcer les villes : beliers, chevaux, vignes, tortues, balistes [PARÉ, IX, Préface]
    Leurs trompettes et clairons ronfloient et sonnoient boutte selle, boutte selle, monte à cheval, monte à cheval, boutte selle, monte à caval, à caval [ID., t. III, p. 703]
    Tu resembles au viel cheval de mon pere, tu ne veulx poynt marcher jusques à tant que tu soyes picqué [PALSGR., p. 427]
    Et comme l'on dict, nous vendons nostre cheval pour avoir du foin [CHARRON, Sagesse, I, 22]
    N'achapte cheval jouant de la queue [GÉNIN, Récréat. t. II, p. 245]
    Quand plus ne peult ne haut ne val, à la charrue va le cheval [ID., ib. p. 248]
    Se houser et n'avoir cheval [ID., ib. p. 249]
    Cheval courant, sepulture ouverte [LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 159]
    Cheval fait et valet à faire, cheval fait et femme à faire [ID., ib.]
    Cheval rogneux n'a cure qu'on l'estrille [ID., ib.]
    À nouveau cheval, nouvelle selle [ID., ib. p. 160]
    À cheval rueur, d'avant passe [ID., ib.]
    Aux chevaux maigres va la mouche [ID., ib.]
    Bien merite d'aller à pied qui n'a soin de son cheval [ID., ib. p. 161]
    Bride et esperon font le cheval bon [ID., ib.]
    Il fait comme les bons chevaux, il s'eschauffe en mangeant [ID., ib. p. 162]
    Il ne faut pas lier les asnes avec les chevaux [ID., ib.]
    Un bon cheval fait les lieues courtes [ID., ib. p. 163]
    Un cheval est bien meschant [mauvais] s'il ne peut porter sa selle [ID., ib. p. 184]
    Comment, dit Mandragor, vous parlez à cheval et fort glorieusement pour une femme ; par Dieu, si vous ne fussiez aussi bien au pouvoir de la royne vostre maistresse qu'elle mesme est en celuy du roy mon maistre, je vous ferois bien abaisser vostre caquet [, Don Flores de Grece, f° XXXVI, dans LACURNE]
    Ny estoit coustume de venir à telz biens par force ny en parlant à cheval, veu que tous ceux qui se humilioient jusqu'à terre et qui ne servent que d'obeïr et complaire, à grand peine y peuvent ilz parvenir [, Aresta amorum, p. 136, dans LACURNE]
    On doit estre maistre de son cheval, compagnon de son chien et valet de son oiseau [FAVIN, Théâtre d'honn. t. II, dans LACURNE]
    On touche toujours sur le cheval qui tire [COTGRAVE, ]
    Il n'y a cheval si bien ferré qui ne glisse [ID., ]
    Qui n'a cheval ne chariot, il ne charge pas quand il veut [ID., ]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, kevau, guevau, gval, keval ; wallon, chivâ ; bourguig. chevau ; Berry, gevau, un chevau, des chevals ; Saintonge, chevau ; provenç. cavalh ; catal. caball ; espagn. caballo ; ital. cavallo ; du latin caballus, cheval de fatigue ; le mot grec paraît être un mot de la Grande-Grèce, et, par conséquent, de l'Italie et qu'on rapproche du sanscrit tchapala, rapide. Dans l'ancien français, nominatif singulier chevals, chevax, chevaus, régime cheval ; nominatif pluriel cheval, régime chevals, chevax, chevaus. On voit que notre distinction de cheval, chevaux, est un reste de la déclinaison de l'ancien français.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    CHEVAL. Ajoutez :
    13° Cheval de cheville, cheval attelé en cheville ; c'est le cheval de tête dans un attelage à deux chevaux ; quelquefois les traits de ce cheval sont simplement passés sur des chevilles fixées à l'extrémité des brancards ou limons.
    Un charretier, monté sur un cheval de cheville attelé à un tombereau, tomba, en traversant la plaine d'Ivry submergée, dans une fondrière... [, Journ. offic. 21 mars 1876, p. 1968, 3e col.]
    14°
    Cheval de retour, se dit, dans l'argot des prisons, du criminel qui, enclin aux récidives, revient toujours à la prison, au bagne, etc. [P. SARRAZIN, l'Opin. nationale, Supplément au n° du 28 avr. 1876, Feuilleton]
    15° Petit cheval, petite machine à vapeur auxiliaire.
    Un petit cheval de la force de 12 chevaux nominaux.... à bord du Porcupine le petit cheval permettait de rentrer les dragues à raison de un pied par seconde [A. RECLUS, Rev. maritime et coloniale, juill. 1874 p. 160]

    REMARQUE

    • 1. Cheval fondu s'est dit, dans l'ancienne langue, du cheval qui s'est abattu :
      Le cheval.... joignit les quatre piedz et saillit bien quinze piedz ainsi comme pour saillir en l'eaue ; et quant le cheval trouva de ses piedz la terre dure, qui cuydoit trouver l'eaue, il va cheoir sur ses piedz de coup de meschef et fondit jusques à terre ; et quant le roy vit son cheval fondu, il regarde bas, et lui fut advis qu'il estoit en une rivière [, Perceforest, f° 28, recto]
      Cette locution donne la clé du jeu des enfants dit cheval fondu.
    • 2. Parler à cheval, s'est dit, dans le XIVe siècle, pour parler orgueilleusement, rudement :
      Il a trop esté à repos ; E ! gar comme il parle à cheval, S'Artus estoit ou Parceval ; S'a il grant cuer [, Théâtre franç. au moyen âge, Paris, 1839, p. 290]
      On peut voir, à l'historique, des exemples de cette locution, mais du XVIe siècle.

cheval

CHEVAL. n. m. Quadrupède domestique de la famille des Solipèdes qui, comme l'âne et le mulet, sert de bête de trait et de somme mais qui plus qu'eux sert de monture. Cheval entier. Cheval hongre. Cheval de charrette, de charrue, de harnais. Cheval de fiacre. Cheval de selle, d'attelage, de trait. Cheval de manège. Cheval de course. Cheval de pur sang, de demi- sang. Cheval de race. Cheval vicieux, qui mord, qui rue, qui se défend. La bouche, les jambes, le garrot, la croupe, l'encolure, la robe d'un cheval. Recevoir un coup de pied de chenal. Le hennissement d'un cheval. Ce cheval a la bouche dure, sensible, gâtée. Panser, étriller, frotter un cheval. Ferrer, déferrer un cheval. La bride, la selle, le harnais d'un cheval. Seller, brider, harnacher un cheval. Aller à cheval. Monter à cheval. Descendre de cheval. Les allures du cheval. Mettre un cheval au pas, au trot, au galop. Faire une partie de cheval. Promenade à cheval. Tomber de cheval, faire une chute de cheval. Pousser un cheval à toute bride, le lancer à fond de train. Ce cheval s'emporte, prend le mors aux dents. Monter, exercer, dresser un cheval. Éperonner un cheval. Son cheval s'abattit sous lui, tomba les quatre fers en l'air. Mettre les chevaux à la voiture. Course de chevaux. Viande de cheval. Manger du cheval.

Homme de cheval, Homme qui s'intéresse à ce qui concerne le cheval, et qui s'y connaît.

À cheval! se dit elliptiquement pour Montez à cheval. À cheval, messieurs, à cheval.

Monter à cheval signifie Se promener à cheval. Il signifie aussi Apprendre à monter à cheval. Il a monté à cheval sous un tel.

Mettre quelqu'un à cheval, Lui enseigner l'équitation. C'est tel écuyer qui a mis ce jeune homme à cheval.

Aux enseignes des hôtelleries, on mettait ordinairement Un tel loge à pied et à cheval, pour indiquer qu'on y recevait les voyageurs qui vont à pied et ceux qui vont à cheval.

Défier quelqu'un à pied et à cheval, Le défier dans n'importe quelle lutte, sous n'importe quelles conditions.

Prov., L'oeil du maître engraisse le cheval, Quand le maître va voir souvent ses chevaux, les valets en prennent plus de soin. Il signifie aussi figurément Quand on surveille soi-même ses affaires, elles en vont mieux.

Fig. et fam., Fièvre de cheval, Fièvre violente. Remède de cheval, comme pour un cheval, Médecine très forte.

Prov. et fig., Il n'est si bon cheval qui ne bronche. Voyez BRONCHER.

Prov. et fig., À cheval donné, on ne regarde pas la bride, Quand on reçoit un présent, il ne faut pas le déprécier pour quelques détails qui y sont défectueux.

Prov. et fig., Changer, troquer son cheval borgne contre un aveugle. Voyez AVEUGLE.

Fig. et fam., C'est son cheval de bataille, son grand cheval de bataille. Voyez BATAILLE.

Prov. et fam., Il est bon cheval de trompette, il ne s'étonne pas du bruit, se dit de Quelqu'un qui ne s'effraie pas des menaces, qui ne s'émeut pas de ce qu'on lui dit, soit pour l'intimider, soit pour l'embarrasser.

Fig. et fam., C'est un cheval pour le travail, C'est un homme qui travaille beaucoup.

Fig. et fam., C'est un cheval échappé, se dit d'un Jeune homme qui est emporté et qui se soustrait à l'obéissance, à la discipline.

Prov. et fig., Brider son cheval par la queue, S'y prendre maladroitement et à contresens dans une affaire.

Prov. et fig., Il fait toujours bon tenir son cheval par la bride, Il fait bon être maître de son bien, d'une affaire où l'on a intérêt.

Fig. et fam., Écrire à quelqu'un une lettre à cheval, Lui écrire avec hauteur, avec menace.

Prov. et fig., Monter sur ses grands chevaux, Prendre les choses avec hauteur, mettre de la fierté, de la sévérité dans ses paroles.

Fig., Trouver sous le pas, dans le pas d'un cheval, Trouver facilement, sans peine. Croit-il qu'une telle somme se trouve sous le pas d'un cheval?

Être à cheval, se dit, par extension, de Celui qui est monté sur quelque autre animal qu'un cheval, et même d'une Personne qui se tient jambe deçà, jambe delà, sur une poutre, sur une muraille, etc. Il était à cheval sur le haut du mur. Cet enfant courait par la chambre, à cheval sur un bâton. Fig. et fam., Être à cheval sur quelque chose, S'en prévaloir, y tenir rigoureusement, ou N'en pas démordre, y revenir sans cesse. Il est à cheval sur sa naissance, sur sa noblesse, etc. Il est toujours à cheval sur sa doctrine, sur telle opinion, sur le règlement, sur la discipline, sur les grands principes, etc. En termes de Guerre, Être à cheval sur un fleuve, sur une rivière, se dit d'une Armée qui a des troupes sur l'une et sur l'autre rive d'un fleuve, etc. On dit dans un sens analogue Être, se mettre à cheval sur une route.

Tirer un criminel à quatre chevaux signifiait Écarteler un criminel, en attachant chacun de ses membres à un cheval et faisant tirer les quatre chevaux chacun de son côté en même temps.

Fam., Cheval de retour, Récidiviste.

Cheval marin, Animal fabuleux, qu'on représente ayant le devant d'un cheval et le derrière d'un poisson, tel qu'on en voit sur certaines médailles et dans certains ornements d'architecture et de peinture.

Cheval fondu, Sorte de jeu où plusieurs enfants sautent l'un après l'autre sur le dos d'un d'entre eux, qui se tient courbé, dans l'attitude d'un cheval. Jouer au cheval fondu.

Cheval de bois, en termes de Gymnastique, Figure de bois qui ressemble à peu près à un cheval et sur laquelle on apprend à voltiger.

Chevaux de bois, Figures de bois représentant des chevaux, qui tournent mécaniquement autour d'un axe et sur lesquelles on monte pour se divertir. Manège de chevaux de bois.

En termes de Guerre, Cheval de frise. Voyez FRISE.

En termes de Mécanique, Cheval vapeur, ou simplement Cheval, Unité conventionnelle employée pour évaluer la puissance motrice des machines à vapeur, des moteurs, et représentant la force capable d'élever par seconde un poids de 75 kilogrammes à la hauteur d'un mètre. Une machine à vapeur de dix chevaux, de vingt chevaux. Une automobile de dix chevaux, ou par ellipse Une dix chevaux.

CHEVAUX, au pluriel, se dit quelquefois de Gens de guerre à cheval. Un escadron de deux cents chevaux. Une armée de vingt mille hommes de pied et de six mille chevaux. Un détachement de mille chevaux.

cheval

Cheval, Caballus, Equus, Sonipes. Il vient de Caballus.

Cheval qui n'a personne sur soy, Vacuus vel inanis aequus.

Cheval de selle, Vectarius equus.

Cheval de trait ou de charroy, Equus iugalis.

Cheval de somme, ou un sommier, Equus sarcinarius.

Le cheval se laisse chevaucher, In sedem recipit equus, Dorso recipit hominem equus.

Cheval abbrevé, Epotus equus.

Un cheval vif, Acerbus equus, Acer equus.

Chevaux qui brunchent et choppent souvent, Caespitatores equi, Offensatores equi.

Cheval qui a bonne bouche, Equus ore morigero, qui habenis obsequitur, Lentae ceruicis, ore ductili, fraenis obtemperans. B.

Cheval qui a bon maniément, Equus flexilia vel lenta crura sustollens, et gressu agglomerans. B.

Cheval qui est fort en bouche, Tenax equus, Durior loris equus.

Un cheval qui n'est point encore domté et façonné, Equus intractatus et nouus, Indomitus equus.

Cheval de haras gardé pour saillir les jumens, Admissarius equus, Equus armentitius.

Jetter un homme du cheval en bas, Detrahere equo. Liu. lib. 22.

Chevaux propres à porter quelque chose, Equi ad vecturam idonaei.

Cheval hongre ou chastré, Cantherius.

Cheval qui va les ambles, Tolutarius, Gradarius.

Cheval coustumier de se coucher, Cubitor equus.

Cheval d'armes, cheval de guerre, Bellator equus.

Cheval de chasse, Venator equus.

Chevaux frais et reposez, Recentes equi.

Cheval bardé, Cataphractus equus, Loricatus equus. Bud.

Chevaux legiers, Ferentarij equites. B. ex Sallustio.

Cheval paoureux, ou ombrageux, Equus praetrepidus, vel meticulosus, omnia circumspectans, suspicax, vndique consternabilis. B.

Cheval chatouilleux, Equus ad titillatum morosus. Bud.

Cheval restif, Equus retractans.

Cheval qui rue ou regimbe, Equus calcitro, Calcitrosus equus.

Cheval maigre et mal pensé, ou mal traité, Strigosus equus, Male habitus equus, Male curatus equus.

Un cheval qui trainoit anciennement une legiere charrette, qui servoit pour aller en diligence: comme aujourd'huy les chevaux de poste, Veredus.

Cheval qui a des ailes, Penniger equus.

Cheval sauvage, Equiferus.

Cheval qui a crins, Iubatus equus.

Une sorte de chevaux nains, Musimon.

Chevaux qu'on baille à la charge d'en recevoir certains deniers, Chevaux de loüage, Equi vectigales, Equi conductitij.

Une paire de chevaux à harnois, Bigati equi.

Les chevaux se prennent à trembler et secoüer tout le corps, Tremor pertentat tota equorum corpora.

¶ Un troupeau de chevaux, Equitium, equitij.

¶ Brider un cheval, Infraenare.

Atteler ses chevaux, Rhedam equis iungere.

Ferrer un cheval, Soleas iumentis induere.

Seller et housser chevaux, Equos sternere.

Bailler le cheval pour monter dessus, Equum admouere alicui.

Il a jetté le Roy sur le cheval, Regem in equum subiecit.

Il en va bien à cheval, Fortuna domum auctior rediit. Bud. ex Liuio.

Estre à cheval, Equo insidere.

Qui est à cheval, Eques.

Gens à cheval, Ephippiati.

Aller à cheval par la ville, Transuehi per vrbem.

Gens de cheval, Equestres copiae, Equitatus.

Combat à cheval, Pugna equestris.

Se batre à cheval, Ex equo pugnare.

Piquer son cheval et s'en aller, Equum agere in viam.

Piquer un cheval qui va plus viste qu'on ne veut, Calcar currenti equo addere.

Le lieu dont deslogeoient les chevaux et commençoient leurs courses és lieux publiques, Carceres.

Chevaux qui courent merveilleusement fort, et à grand course, Concitatissimi equi.

Venir contre quelqu'un à course de cheval, ou ferir des esperons, Concitare equum contra aliquem.

Descendre de son cheval, et se mettre à pied, Digredi ad pedes, Descendere ex equo.

Prendre les chevaux de trait pour le Roy, Comprehendere vehicula et iumenta meritoria Bud. ex Suetonio.

¶ Deux chevaux accouplez à costé l'un de l'autre, Biiuges, Biiuges equi.

Trois chevaux attelez à un harnois à costé l'un de l'autre, Triga, trigae.

Quatre chevaux attelez à un harnois, qui ont accoustumé de tirer ensemble, Quadriga, Quadriiugi equi.

Six chevaux accouplez à costé l'un de l'autre, Seiugi, vel Seiuges equi.

Les chevaux sur lesquels les chevaucheurs sailloient legierement, Desultorij equi.

Qui conduisoit anciennement des chevaux attelez, et les faisoit courir par certains destours és jeux publiques, Agitator.

Ceux qui ne conduisoient qu'un cheval és jeux publiques, ou le cheval mesme, Celetes.

Songer à la maniere d'un cheval chastré, Cantherino ritu somniare.

Cheval qui est en danger d'estre blessé, Patens vulneri equus.

Un cheval qui a mal au jarret de derriere, Equus suffraginosus.

Medecin de chevaux, Equarius medicus, vel Cteniatrus.

Medecine pour les chevaux et boeufs à leur lascher le ventre, Collyrium.

Appartenant à chevaux, Equarius, Equestris.

Qui est d'un cheval, Cabalinus, Equinus.

¶ Un fer de cheval, Vestigium equi, Solea.

Croupiere de cheval, Postilena.

Poictral de cheval, Antilena.

Estable à chevaux, Equile.

Qui pense les chevaux, Agaso.

Qui domtent et apprennent à aller les chevaux, Equisones.

Petit cheval, ou chevalet, Mannulus, Equulus, Equuleus.

cheval


CHEVAL, s. m. [1re e muet; on pron. l'l: au plur. chevaux, (chevô, ô long.)] Animal à quatre pieds, qui hennit, propre à porter et à tirer. — On apèle bon homme de cheval, ou bon cavalier, celui qui sait bien manier un cheval; et bel homme de cheval, ou beau cavalier, celui qui a bone grâce à cheval. — Être à cheval sur: être à califourchons, etc.
   Ce mot entre dans un grand nombre de Proverbes, ou d'expressions proverbiales. — Il n'y a bon cheval qui ne bronche; les plus habiles se trompent. — À~ cheval doné on ne regarde point à la bouche, ou à la bride; il faut recevoir les présens tels qu'ils sont. — Être mal à cheval; n'être pas bien dans ses afaires. — Faire le cheval échapé; être libertin, ou s'emporter. "Persone ne doute de leur courage: à quels propos faire les aventuriers et les chevaux échapés? Sév. Il s'agit des Princes de Conti, qui avaient été en Hongrie. — Monter sur ses grands chevaux; parler avec hauteur et en colère. Cette expression a un aûtre sens dans une lettre de Mde. de Sévigné. "Quand je vous vois écrire sur du grand papier, il me semble que je vous vois montée sur vos grands chevaux; vous galopez sur le bon pied, je l'avoûe, mais vous allez trop loin, et je ne puis en soufrir les conséquences~. — Être bon cheval de trompette; ne pas s'étoner du bruit, des reproches, des remontrances, et aler toujours son train quoique l'on nous dise. — Brider son cheval par la queûe; comencer une afaire par où il faudrait la finir. — Son cheval n'est qu' une bête; il se trompe lourdement. — Fièvre de cheval; fièvre violente. — Médecine de cheval; médecine forte.
   On dit aussi, dans le même style, chercher quelqu'un à pied et à cheval, faire toutes les diligences possibles pour le trouver. — L'oeil du maître engraisse le cheval; quand on prend soin de ses afaires soi-même, tout en va mieux. — Jamais bon cheval ne devint rosse, se dit de ceux qui conservent jusqu'à la fin la vigueur et l'esprit de leur jeunesse. On dit, au contraire, et cela est plus généralement vrai: il n' est si bon cheval qui ne deviène rosse. — Après bon vin, bon cheval, quand on a bien repu, on fait mieux aler son cheval. — Qui aura de beaux chevaux, si ce n'est le Roi; il n'est pas étonant qu'un homme riche ait de beaux meubles, une bonne table. — Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors; prendre des précautions, quand le mal est arrivé. — Écrire à quelqu'un une lettre à cheval; lui écrire avec hauteur, avec menace.
   CHEVAUX, au pluriel, se prend quelquefois pour gens de guerre à cheval. "Escadron de deux cens chevaux; armée de vingt mille hommes de pied et de six mille chevaux.
   L'Acad. s'est crue obligée d'avertir qu'on dit vingt et un chevaux, et non pas vingt et un cheval.

Synonymes et Contraires

cheval

nom masculin cheval
Mammifère herbivore.
bidet, destrier, haquenée, palefroi -familier: dada, rosse -littéraire: coursier, rossinante -populaire: bourrin, canasson, tocard, toquard -vieux: carne, haridelle.
Traductions

cheval

Pferd, Gaulhorse, steedpaard, ros, paardenkracht, paardensport, paardenvlees, bok, knolסוּס, סוס (ז)perdконcavallkůňhestάλογο, άππαροςĉevalocaballohobuneاسبhevonenघोड़ाkonjkudahestur, hrosscavallohestkońcavalocalлошадь, коньhästfarasiat, beygirگھوڑاngựa, con ngựaحِصَانٌม้า (ʃəval)
nom masculin pluriel chevaux (ʃəvo)
animal sur lequel on peut monter monter à cheval faire du cheval

cheval

[chevaux] (pl) [ʃ(ə)val, o] nm
(= animal) → horse
faire du cheval → to ride
monter sur ses grands chevaux (fig) → to get on one's high horse
à cheval → on horseback
à cheval sur [+ un mur, une branche] → astride; [+ domaines, territoires] → straddling
être à cheval sur qch (fig) [+ discipline, sécurité, grammaire, convenances] → to be a stickler for sth
(AUTOMOBILES) (aussi cheval vapeur) → horsepower no pl
10 chevaux → 10 horsepower (for tax purposes)
10 chevaux fiscaux → 10 horsepower (for tax purposes)
50 chevaux au frein → 50 brake horsepower, 50 b.h.p.
cheval à bascule nmrocking horse
cheval d'arçons nmvaulting horse
cheval de bataille nm
(MILITAIRE)warhorse
(fig) (= cause, combat) → hobby-horse
faire de qch son nouveau cheval de bataille → to make sth one's new hobbyhorse
cheval de course nmrace horse