cinéraire

cinéraire

adj. [ du lat. cinis, cineris, cendre ]
Qui sert à recueillir les cendres d'un corps incinéré : Urne cinéraire.

CINÉRAIRE1

(si-né-rê-r') adj.
Qui se rapporte aux cendres. Urne cinéraire, urne qui renferme les cendres d'un mort.
Ces niches étaient remplies le plus souvent de quatre urnes cinéraires et accompagnées d'inscriptions qui marquaient le nom et la condition des personnes dont on voyait les cendres [FONTEN., Bianchini.]
Qui de nous, en posant une urne cinéraire, N'a trouvé quelque ami pleurant sur un cercueil ? [V. HUGO, Odes, I, 2]
La lune, se levant dans un ciel pur, entre deux urnes cinéraires à moitié brisées [CHATEAUBR., René, 176]

ÉTYMOLOGIE

  • Cinerarius, de cinis, cineris, cendre (voy. CENDRE).

CINÉRAIRE2

(si-né-rê-r') s. f.
Terme de botanique. Genre de plantes (cineraria) propres au cap de Bonne-Espérance et dont on cultive quelques-unes dans les jardins botaniques et dans les jardins des amateurs en Europe.

ÉTYMOLOGIE

  • Cineraria, de cinis, cineris, cendre, à cause que le dessous des feuilles est d'un ton grisâtre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. CINÉRAIRE. Ajoutez :
  • Cinéraire des marais, cineraria palustris, L., plante qu'on trouve dans les marais tourbeux de Bretel (Oise) [, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 54]

cinéraire

CINÉRAIRE. adj. des deux genres. Qui renferme les cendres d'un mort. Vase, urne cinéraire.

Il se dit par analogie, comme nom féminin, en termes de Botanique, d'une Plante de jardin, de la famille des Composées, dont le dessous des feuilles a la couleur de la cendre.

cinéraire


CINÉRAIRE, adj. CINÉRATION, s. f. [Cinérère, cinéra-cion; 2eé fer. 3e è moy. et long au 1er.] Le premier ne se dit que d'une urne qui renferme des cendres. Acad.Rich. Port. Il faut ajouter, des corps brûlés après la mort, ainsi que c'était la coutume des Anciens. Ce mot n' est donc pas du discours ordinaire. — Trév. le définit, qui appartient à la cendre: cette définition est ridicule.
   CINÉRATION, réduction du bois, ou aûtres corps combustibles, en cendres, par la violence du feu. — Ce mot n'est d'usage que parmi les Savans. — Trév. dit aussi cinéfaction, que l'Acad. ne met pas.