circonvallation

(Mot repris de circonvallations)

CIRCONVALLATION

(sir-kon-val-la-sion) s. f.
Terme de fortification. Tranchée avec palissade et parapet que font les assiégeants pour se garantir des attaques et pour couper les communications de la place avec le dehors.
Cette effroyable circonvallation qu'il fit autour de la ville [BOSSUET, Hist. II, 9]
Cette circonvallation qui la devait environner [ID., Hist. II, 8]
Depuis le roi Perion de Gaule jusqu'au dernier de la race des Amadis, je ne me souviens pas d'en avoir vu pas un [chevalier] empêché à faire une circonvallation ou à ordonner une tranchée [VOIT., Lett. 123]
Lignes de circonvallation, fossés flanqués, d'environ deux mètres de profondeur sur une largeur de quatre, creusés autour d'une ville qu'on assiége, pour assurer les quartiers contre les insultes des assiégés.

ÉTYMOLOGIE

  • Le latin circumvallare, de circum, autour, et vallus, pieu, palissade.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • CIRCONVALLATION. Ajoutez : - REM. En langage technique, la circonvallation est dirigée contre une armée de secours, et la contrevallation contre les assiégés.

circonvallation

CIRCONVALLATION. n. f. Tranchée à parapet, à redoutes, à place d'armes, etc., que des assiégeants font autour de leur position pour se garantir des attaques du dehors et pour empêcher qu'il n'entre du secours dans la place assiégée. Ligne de circonvallation. Faire la circonvallation d'une position.

circonvallation


CIRCONVALLATION, ou CIRCONVALATION, s. f. [2e lon. cion, et en vers, ci-on.] Fossé, que les assiégeans font autour de leur camp, avec des redoutes et d'aûtres fortifications, pour se garantir des ataques du dehors, et empêcher qu'il n'entre du secours dans la place assiégée.
   REM. Circonvalation et Contrevalation, s' emploient ordinairement avec le mot lignes; et remarquez que dans cette expression, ligne est seul déclinable, et que les aûtres mots ne se déclinent point. On dit au pluriel, lignes de circonvalation, de contrevalation, et non pas de circonvalations, comme dit Rollin.