citadin, ine

CITADIN, INE

(si-ta-din, di-n') s. m. et f.
Celui, celle qui habite une ville, par opposition à ceux qui vivent à la campagne.
Moi renoncer aux dons que je viens d'acquérir ! J'ai griffe et dents, et mets en pièces qui m'attaque : Je suis roi : deviendrai-je un citadin d'Ithaque ? [LA FONT., Fabl. XII, 1]
Le bruit cesse, on se retire : Rats en campagne aussitôt ; Et le citadin [le rat de ville] de dire : Achevons tout notre rôt [LA FONT., Fabl. I, 9]
Adj.
Nous.... Aux plaisirs citadins tout l'hiver assidus [A. CHÉN., Élég. VI]
S. f. Citadine, sorte de voiture de place fermée.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Les nobles hommes, citadins, mechaniques, gens de labeur et de toutes autres conditions [, Perceforest, t. IV, f° 3]
    Le mareschal envoya, avec son propre neveu, foison de gentils hommes et de citadins de Jennes [, Bouciq. part. III, ch. 7]
    En ceste gallée estoient entre autres des citadins venitiens de Constantinople [J. CHARTIER, Hist. de Charles VII, p. 273, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Plusieurs maisons, tant nobles, citadins, que champestres, ruinées par le discord [LANOUE, 45]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. cittadino, de città, ville (voy. CITÉ 1).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • CITADIN. - HIST. XVIe s. Ajoutez :
    Citadines, des monts de Phocis, apportez L'espaule audacieuse à ma fiere entreprise [D'AUB., le Printemps, Paris, 1874, p. 23]