collé, ée

COLLÉ, ÉE

(ko-lé, lée) part. passé.
Joint par de la colle. Le papier collé sur le mur. Par extension. Les cheveux étaient collés sur la plaie. Papier collé, papier qui a reçu un apprêt permettant qu'on écrive dessus. Fig.
Faire tourner des mots mal joints et mal collés [RÉGNIER, Sat. IV]
Fig. Attaché à, fixé sur.
Il était tous les Jours collé sur les livres [HAMILT., Gramm. 10]
Nous nous écoulons en lui, nous y demeurons collés [BOSSUET, Somm. de la doct.]
Sa bouche tremblante collée sur le signe sacré de son salut [MASS., Car. Impén.]
Le duc [de Beauvilliers] eut sans cesse les yeux collés sur moi pendant que je lui parlai [SAINT-SIMON, 15, 169]
C'est lui qui entre dans une église, et prenant l'aveugle qui est collé à la porte pour un pilier.... [LA BRUY., XI]
Il passa trois ans collé sur ses barbouillages [J. J. ROUSS., Ém. III]
Je me tenais collé à la fenêtre [CHATEAUB., Itin. 176]
[Le crucifix] Aux lèvres du mourant collé dans l'agonie, Comme un dernier ami [LAMART., Méd. II, 22]
Collé sur son cheval, collé sur la selle, se dit d'un cavalier solide sur sa selle. Terme de chasse. Chien collé à la voie, chien qui ne s'écarte pas de la piste de l'animal. Terme de jeu de billard. Touchant à la bande. Bille collée. Je suis collé. Terme d'écolier. Qui ne trouve rien à répondre, surtout dans un examen : Il demeura collé. Et aussi pris en faute, puni : Je suis collé pour la promenade.