collateur

COLLATEUR

(kol-la-teur) s. m.
Celui qui avait le droit de conférer un bénéfice.
Si on donne un bien temporel pour un bien spirituel non pas comme prix, mais comme un motif qui porte le collateur à le donner, est-ce simonie ? [PASC., Prov. 12]
Le P. Tellier, tirant sur le temps et sur le peu de considération du collateur, fit entendre au roi qu'il ne convenait pas qu'un particulier fît sans lui un évêque dans son royaume [SAINT-SIMON, 352, 131]
Grégoire VII avait conçu le dessein d'ôter à tous les collateurs séculiers le droit d'investir les ecclésiastiques [VOLT., Mœurs, 46]
Une très grande partie des bénéficescures était à la disposition des patrons ou collateurs laïcs, et ces laïcs en disposaient [MIRABEAU, Collection, t. V, p. 290]
Collateur ordinaire, ou, simplement, ordinaire, celui qui de droit commun conférait le bénéfice.
Celui qui confère.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ce ne sont pas les evesques seulement qui conferent les benefices : et encore quand ils en sont collateurs [CALV., Instit. 873]

ÉTYMOLOGIE

  • Collator, celui qui confère, de collatum, supin de conferre, conférer, cum, avec, et latum, supin de ferre, porter (voy. LÉ).

collateur

COLLATEUR. s. m. (On. prononce les deux L.) Celui qui a droit de conférer un bénéfice. Il était collateur, le collateur d'une cure, le collateur d'un prieuré, etc. À l'égard des cures, le patron n'était que le présentateur, l'évêque en était le collateur.

Collateur ordinaire, ou simplement, Ordinaire, Celui qui de droit commun conférait le bénéfice.

collateur


COLLATEUR, s. m. COLLATIF, IVE, adj. [Pron. les deux ll; 3e lon. au dern. on pron. l' f au 2d.] Collateur est celui qui a droit de conférer un bénéfice: Collateur d'une cûre, d'un Prieuré. "À~ l'égard des Cûres, le Patron n'est que présentateur, c'est l'Évêque, qui est Collateur. — Collatif, qui se confère: bénéfice collatif, dignité collative. Il ne se dit qu'en matières bénéficiales.