comices

COMICES

(ko-mi-s') s. m. plur.
Terme d'antiquité. Nom que les Romains donnaient à leurs assemblées pour l'élection des magistrats, et pour d'autres affaires publiques.
Et quel est aujourd'hui l'ordre de vos comices ? [VOLT., Catil. IV, 2]
Demain au point du jour j'assemble les comices [M. J. CHÉN., Gracques, I, 2]
De nos jours, nom que l'on a donné aux assemblées primaires appelées à voter sur des plébiscites. Comice agricole, société libre formée par des cultivateurs, des éleveurs, etc. À l'effet de discuter en commun les meilleurs procédés en agriculture, et de perfectionner la culture des terres et l'élève des bestiaux par des encouragements divers. Ce nom a été donné, par assimilation avec les comices romains, à ces réunions agricoles, vers la fin du siècle dernier, peu avant la Révolution (1788).

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Quant aucun lieu estoit dedié aux choses publiques, comme estoit le cirque, le comice [BERCHEURE, f° I, verso.]
    Sachez que le lieu où l'eleccion des nouveaux magistraz et officiers se fesoit chascun an estoit apellé comice au singulier, et le fait et l'estat des dites elecoions estoit apellé les comices au plurier [ID., ib.]

ÉTYMOLOGIE

  • Le latin comitium, de cum, avec, et ire, aller (voy. J'IRAI).