commençant

commençant, e

n.
Personne qui commence l'étude d'une discipline, d'un art : Des cours pour les commençants débutant

commençant

COMMENÇANT, ANTE. n. Celui, celle qui en est encore aux premiers éléments d'un art, d'une science. Cet auteur, ce livre est trop difficile, trop fort pour un commençant. La classe des commençants.

commençant


COMMENÇANT, ANTE, subst. COMMENCEMENT, s. m. COMMENCER, v. n. [Coman-san, sante, manceman, mancé; 2e lon. 3e lon. aux 2 1ers, e muet au 3e, é fer. au dern. — On pourrait écrire ces mots avec une seule m, sans comettre une grande faûte.] Començant, est celui qui en est encôre aux premiers élémens d' un art, d'une science. Il n'a pas un emploi aussi étendu que les mots suivans. = Comencement, est ce par où une chôse comence. = Comencer, c'est, en général, faire ce qui doit être fait dabord. "Ce Livre est trop fort pour un començant. "Le comencement de l'année, du printemps, d'un livre: ce fut le comencement de sa fortune, etc. "Comencer un ouvrage, un bâtiment, un discours, etc.
   I. On dit, dans le Dict. Gram. que començant n'a point de féminin, et qu'on ne dit pas une començante, comme on dit un començant. — L'Acad. le marque pourtant fém. et en titre et dans la définition. Il est vrai qu'elle n'en cite point d'exemple. Tout ce qu'on peut dire de plus vrai, c'est que le fém. est peu en usage.
   II. On dit, doner comencement à, faire comencer, et prendre comencement, comencer. "C'est ce qui dona comencement à un tel usage. "Cette Monarchie prit son comencement dans une telle année.
   On dit, adverbialement, au comencement, dès le comencement, dans le comencement. Ces adverbes se placent après le verbe, ou à la tête de la phrase: il avoit montré, au comencement, dès le comencement, dans le comencement, d'heureûses dispositions, mais il a trompé l'espérance de ses maîtres. Au comencement, il était plein d'ardeur; dès le comencement, il se montra tel qu'il était: dans le comencement, il étudiait avec aplication; mais il ne tarda pas à se dégoûter.
   Le proverbe dit: heureux comencement est la moitié de l'oeuvre. C'est la traduction de ce vers latin:
   Dimidium facti, qui bene coepit, habet.
   III. Comencer. 1°. Ce verbe est ordinairement suivi de la prép. à devant l'infinitif: comencer à bâtir, à dîner. Cependant on trouve dans de bons Auteurs, comencer de. "Le jour comença d' éclôrre. Il semble qu'il est inutile d'avertir qu'il ne faut pas du moins employer les deux régimes dans la même phrâse. Un Poète, gêné par la mesûre du vers, a fait cette faute dans un sonnet.
   Il comence de vaincre aussi-tôt qu'à paroître.
Voyez aussi un exemple de Rousseau, plus bâs, n°. 6°. = M. de Wailly, d'après Mén. Bouh.Th. Corn. l'Acad. admet l'un et l'aûtre régime de comencer à et de. "À~ peine a-t-on comencé à vivre, qu'il faut songer à mourir. "Il avait comencé d'écrire sa lettre. De, vaut mieux devant une voyelle; si l'on disait, il avoit comencé à écrire, cet à entre deux e ne ferait pas un bon éfet.
   2°. Dans les phrâses précédentes, comencer est neutre, mais avec un régime: il se dit aussi absolument et sans régime; l'année començait, le sermon comence. Quand comencerez-vous? Je ne fais que de comencer. — Il est aussi impersonel, et régit à ou de. Il comence à faire jour, il començait de pleuvoir, quand je suis parti.
   3°. Comencer, comme finir, employé au passif, a une propriété singulière; c'est que le verbe qu'il régit à l'infinitif, a un sens passif, quoique employé à l'actif. Ainsi, au lieu de dire: ce livre a comencé ou a fini d'être imprimé; on dit qu'il a été comencé, ou fini d'imprimer: et ainsi le mode passif est transporté du verbe régi au verbe régissant. "Le N°. 27 étoit prêt et comencé d'imprimer dès le mois de Septembre. Linguet. — Dans ce tour de phrâse, assez particulier, de vaut mieux que à, après comencer. "Ignorez-vous que les gros piliers du dôme sont comencés à élever. M. Patte. Il me semble que d'élever serait mieux.
   4°. Un chôse assez remarquable aussi, c'est que comencer régisse les persones en régime direct (à l'accusatif.) C'est un tel qui m'a comencé; c. à. d. qui m'a montré les premiers principes, les premières leçons de Musique, de danse, d'équitation, etc. "Ce Maître n'est propre qu'à comencer les enfans. — On dit aussi qu' une Nourrice a comencé un enfant, pour dire, qu'elle a été la première a lui doner à têter.
   5°. Comencer, neutre et actif, se construit fort bien avec la prép. par, soit devant les noms, soit devant les verbes. "C'est par-là qu'il faloit comencer: Ce Prince comença par rétablir le bon ordre dans ses États. Quelques persones, dit La Touche, n'aiment pas cette manière de parler; mais de très-bons Auteurs parlent de la sorte; et il serait bien dificile d'exprimer aûtrement ce qu'on veut dire. L'Académie, ajoute-t-il, aprouve cette expression. Elle n'en done pourtant point d'exemples dans son Dictionaire. L. T. Elle en a doné dans la dernière édit. "Je comencerai par-là: cet homme comence par où les autres finissent: comencer l'année, la journée, par telle, ou telle chôse, par faire telle, ou telle chôse. Il faut comencer par un bout, et finir par l'aûtre. "Jamais les haines ne sont plus vives qu'entre ceux, qui ont comencé par s'aimer. Moreau. "Polinière començoit ordinairement son cours (de Physique) par ces paroles: Messieurs, nous allons comencer par le comencement, et nous finirons par la fin. Cette platitude marque assez le caractère de son esprit et de son style. Dict. Hist.Finir, comme on voit, a ce même régime, comme comencer. — Il est à remarquer, à cette ocasion, que comencer à, et comencer par, ont des sens diférens: le 1er a raport au pâssé, et le 2d au futur. Cet enfant comence à étudier, à aprendre, veut dire que jusqu'à présent, il n'étudiait pas, il n'aprenait pas; mais que maintenant, il étudie, il aprend. "Comencez par aprendre ces dix vers, je vous en donerai d' aûtres ensuite: c. à. d. quand vous les aurez apris. Ainsi, l'on dira d'un Prince, qui est depuis long-temps sur le Trône: il comence à retablir l'ordre dans ses États: il avait long-temps négligé de le faire; et l'on dira d'un aûtre qui comence son règne: il a comencé par rétablir l'ordre dans ses États, avant que de penser à ataquer les énemis de la Patrie. Je crois donc que Rousseau (Jean Jaques) s'est mal exprimé, quand il a dit: "Je crois qu'il faut comencer à conoitre empiriquement (par la pratique) un certain nombre d'espèces, pour déterminer les aûtres. Let. sur la Botanique. Il devait dire, comencer par conaître, etc.
   6°. Rousseau le Poète fait régir à comencer, la prép. de devant les noms.
   Et le plus insensé commence d'être sage
   De l'instant qu'il commence à sentir son travers.
   Un Auteur moderne a dit aussi: "Commençant sa carrière, du terme où ils ont fini la leur. Je ne saurais blâmer ce régime.
   7°. Se comencer, n'est guère en usage aujourd'hui. "St Jean vouloit consoler les Fidèles, sur les persécutions qui se commençoient alors. On dirait à-présent, qui començoient alors, en se servant du neutre.
   8°. Le proverbe dit: il n'a pas fait qui commence, tout ce qu'on comence ne s'achève pas. — Commencer la danse, être le premier à faire quelque chôse.
   IV. COMMENCÉ, ÉE, adj. et partic. Il ne se dit que dans un sens passif. On dit, un ouvrage commencé, c. à. d., qui est comencé; mais on ne doit pas dire, comme l'a fait le Traduct. de l'Hist. d'Angl. "Cette pratique féroce une fois commencée, se continua des deux côtés, parce qu'on ne peut pas dire qu'une pratique a été commencée. On doit dire, en pareil câs: "Dès qu'on eut commencé de tenir cette pratique féroce, on la continua des deux côtés.

Synonymes et Contraires

commençant

nom commençant
Personne qui commence une activité.
ancien, expert -littéraire: vétéran.
Traductions

commençant

beginning