commencé, ée

COMMENCÉ, ÉE

(ko-man-sé, sée) part. passé.
Une construction commencée. L'année étant commencée.
Le cœur qui n'était encore que commencé à former [DESC., Fœtus, 4]
Serons-nous fort contents d'une pénitence commencée à l'agonie, qui n'aura jamais été éprouvée, dont jamais on n'aura vu aucun fruit ? [BOSSUET, Anne de Gonz.]
Quelle est donc sa pensée et que cache un discours Commencé tant de fois, interrompu toujours ? [RAC., Phèd. V, 4]
Elle a trois fois écrit, et, changeant de pensée, Elle a trois fois rompu sa lettre commencée [ID., ib. V, 5]
Je suis au comble de ma joie de voir l'affaire des Sirven commencée [VOLT., Lett. Beaumont, 15 sept. 1766]
Pour persécuter un homme légalement, il faut du moins quelques preuves commencées [VOLT., Lett. d'Argental. 13 sept. 1766]
Qui a reçu les premiers éléments d'un art, d'une science. Cet élève commencé par un habile maître.