commende

(Mot repris de commendes)

COMMENDE1

(ko-man-d') s. f.
Originairement, la provision d'un bénéfice qu'on donnait à un séculier pour en jouir par économat, en attendant qu'on en eût pourvu un titulaire. Plus tard, titre de bénéfice donné par le pape à un ecclésiastique séculier ou à un laïque nommés par le roi (il s'agit des bénéfices ecclésiastiques qui étaient à la nomination du roi, depuis le concordat de Léon X et de François 1er). Une abbaye en commende était celle où le roi nommait un ecclésiastique séculier, qui jouissait, en vertu de cette faveur, d'un tiers du revenu, sans aucune autre obligation que d'en faire un bon usage ; des deux autres tiers l'un restait à la communauté, et l'autre devait être employé aux réparations de l'église et aux aumônes.
Les cardinaux, les premiers ministres, les princes du sang, qui l'eurent en commende [Cluny], prétendirent les mêmes droits que les abbés réguliers [SAINT-SIMON, 279, 16]
Par extension.
C'était une coutume dans l'Amérique espagnole de réduire les Indiens en commende et de les sacrifier aux travaux des mines [CHATEAUB., Génie, IV, IV, 4]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le pape ne peut lever aucune chose sur le revenu du temporel des benefices sous pretexte d'emprunt, impost, vacant, incompatibilité, commande, neufiesme, decime.... [P. PITHOU, 14]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. commenda, de commendare (voy. COMMANDER).

COMMENDE2

(ko-man-d') s. f.
Terme de pêche. Voy. COMMANDE.

commende

COMMENDE. n. f. Administration temporaire des revenus d'un bénéfice donnée autrefois par l'autorité ecclésiastique en attendant la nomination du titulaire. La commende était une dérogation au droit commun.

Il se disait aussi d'un Bénéfice donné par le roi à un séculier pour une abbaye régulière avec permission de disposer des fonds. Abbaye en commende.