compteur, euse

COMPTEUR, EUSE

(kon-teur, teû-z') s. m. et f.
Celui, celle qui compte.
S'il n'avait entendu son compteur à la fin Mettre la clef dans la serrure, Les ducats auraient tous pris le même chemin [LA FONT., Fabl. XII, 3]
S. m. Appareil qui sert à compter le temps, la vitesse en certaines machines. Instrument qui sert à mesurer la quantité de gaz d'éclairage consommée par jour ou par mois dans une maison ou un établissement. Terme de marine. Montre à secondes d'une exactitude éprouvée. Terme d'art militaire. Compte-pas. Partie de l'orgue. Cabriolet-compteur, cabriolet de place qui s'est vu quelque temps à Paris et dont le prix se réglait d'après le nombre de minutes pendant lesquelles la voiture avait marché.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Li quatre prudoume qui gardent le mestier doivent mestre et establir les conteeurs [, Liv. des mét. 272]
  • XIVe s.
    Les compteurs [à la poissonnerie] ne pourront avoir de chacun millier de harans à compter, qu'un denier, c'est assavoir du vendeur maille et de l'acheteur maille [, Ordonn. des rois de Fr. t. II, p. 359]
  • XVe s.
    Qui a le monde ainsi destruit, Et par qui sueffre il tant de maulx ? Je le diray, entendez tuit : Puis qu'il vint tant de cardinaux, De compteurs [gens de finances], de divers papaux.... [EUST. DESCH., Poésics mss. f° 267, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Compter.