concession

concession

n.f. [ du lat. concedere, accorder ]
1. Abandon d'un droit, d'un avantage : Le président a dû faire des concessions pour garder le pouvoir il a dû transiger
2. Avantage accordé sur un sujet dans une discussion : Aucune concession n'a été faite et la négociation a échoué.
3. Dans la langue juridique, contrat par lequel l'Administration, moyennant une redevance, autorise une personne à réaliser un ouvrage public, à utiliser à titre privatif le domaine public ou à assurer un service ; portion de domaine concédée : La concession de la distribution d'eau. Concession de sépulture à perpétuité.
4. Droit exclusif de vente accordé par un producteur à un distributeur : La concession des automobiles Xima.
5. En grammaire, relation logique exprimée dans une phrase par une proposition concessive.

CONCESSION

(kon-sè-ssion ; en poésie, de quatre syllabes) s. f.
Octroi de quelque droit, grâce, privilége. Cette compagnie a obtenu la concession des mines.
Tout cela n'est que par concession et privilége [PATRU, Plaid. 4, dans RICHELET]
Concession à perpétuité, cession de terrain dans un cimetière. En langage administratif, contrat entre l'État et les entrepreneurs de travaux publics. Abandon de biens domaniaux à des particuliers. Dans les colonies françaises, portion de terrain que le gouvernement accorde à un particulier pour la cultiver et la posséder.
Des concessions gratuites, depuis dix jusqu'à trente acres, furent ordonnées en faveur des pauvres qui voudraient se fixer dans les îles [RAYNAL, Hist. phil. XIV, 43]
Un jeune nègre cultivait une concession voisine de la cabane [CHATEAUB., Natch. IX, 382]
Désistement de ses prétentions, de ses opinions. Il vous a fait une grande concession. Terme de rhétorique. Figure par laquelle on accorde à son adversaire ce qu'on pouvait lui disputer.
Terme de blason. Armes de concession, armes données par des princes, prises dans leurs propres armes et ajoutées à celles de la personne favorisée.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Concession [AMYOT, Eum. 16]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. concession ; espagn. concesion ; ital. concessione ; du latin concessionem, de concessum, supin de concedere (voy. CONCÉDER).

concession

CONCESSION. n. f. Octroi qu'un pouvoir régulier fait de quelque jouissance, de quelque droit. On lui a fait la concession de ce terrain. Cette compagnie a obtenu la concession des mines de tel lieu, la concession d'un chemin de fer. Faire la concession d'une prise d'eau. La concession de ce droit appartient à telle commune.

Il se dit particulièrement des Terres que l'État donne aux particuliers dans une nouvelle colonie, à condition de les mettre en valeur. On lui donna une concession dans l'île de Madagascar.

Il se dit aussi des Terrains concédés par une ville dans un cimetière. Concession à perpétuité. Concession de cinq ans.

Il se dit aussi figurément de Ce que l'on accorde à quelqu'un dans une contestation, dans un débat. Faire des concessions à son adversaire. Obtenir de grandes concessions. N'être pas satisfait d'une concession. Exiger de nouvelles concessions. Cette loi fut une concession faite aux exigences des partis avancés.

Il se dit encore d'une Figure de rhétorique par laquelle on accorde à son adversaire ce qu'on pourrait lui disputer.

En termes de Grammaire, il se dit de la Reconnaissance, de l'acceptation d'un fait qui devrait empêcher la réalisation d'un autre fait, mais qui cependant ne l'empêche pas. Dans les phrases : Il n'a pas réussi, malgré tous ses efforts ; Il viendra, bien qu'il soit malade, Ses efforts auraient dû le faire réussir, ils n'y ont pas abouti ; Sa maladie aurait dû l'empêcher de venir, il est venu toutefois ; Malgré ses efforts est un complément de concession ; Bien qu'il soit malade est une proposition de concession.

concession


CONCESSION, s. f. CONCESSIONAIRE, s. m. et f. [Koncè-cion, cio-nère; 1re lon. 2e è moy. 4e è moy. et long au 2d.] Concession, est, 1°. le don que le Souverain, ou un Seigneur de terre, fait de quelque privilège, de quelque droit. Ce privilège est une concession d'un tel Roi: il n'en jouit que par la concession du Prince, du Seigneur. = 2°. Il se dit des terres concédées, dans une nouvelle Colonie, à condition de les difricher et de les cultiver. "Il a obtenu une concession dans l'île de Saint Domingue. Voyez CONCÉDER. = Concessionaire, est celui ou celle qui a obtenu une concession.

Synonymes et Contraires

concession

nom féminin concession
1.  Abandon d'un avantage.
Traductions

concession

concession, claimויתור (ז), זיכיון (ז), זִכָּיוֹןconcessie, familiegraf, nederzetting, tegemoetkoming, toewijzing, vergunningKonzessionconcessioneاِمْتِيَازústupekindrømmelseπαραχώρησηconcesiónlupaustupak譲歩특허konsesjonustępstwoconcessãoуступкаrabattการยินยอมayrıcalıksự nhượng bộ让步концесия (kɔ̃sesjɔ̃)
nom féminin
1. fait de renoncer à qqch faire des concessions
2. terrain acheter une concession dans un cimetière

concession

[kɔ̃sesjɔ̃] nfconcession
faire des concessions → to make concessions