condoléance

CONDOLÉANCE

(kon-do-lè-an-s') s. f.
Témoignage par lequel on montre qu'on prend part à la douleur de quelqu'un, lors de la mort d'un de ses proches, et, en général, lors d'un malheur considérable quelconque qui lui arrive. Lettre de condoléance.
Rendre les devoirs de condoléance [MALH., dans VAUGELAS, Rem. au mot condouloir.]
S'il survient quelqu'un à qui il doive un discours tout différent, il sait, en achevant de vous congratuler, lui faire un compliment de condoléance [LA BRUY., VIII]
Permettez que je joigne mes compliments de condoléance à vos jolis vers sur la goutte de M. de Kayserling [VOLT., Lett. Pruss. 109]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Le duc descendu à pied le va saluer humblement et faire deux contraires personnages, l'un de la condoleance du trespas du roi son pere, l'autre de conjouissement de la très haulte et très glorieuse fortune qui estoit resplendie en lui [G. CHASTELAIN, dans le Dict. de DOCHEZ.]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. CONDOULOIR.

condoléance

CONDOLÉANCE. n. f. Expression de la part qu'on prend à la douleur de quelqu'un. Lettre de condoléance. Nous lui avons adressé nos compliments de condoléance. Il s'emploie surtout au pluriel. Exprimer à quelqu'un ses condoléances.

condoléance


CONDOLÉANCE, s. f. *SE CONDOULOIR, v. réc. [Kondolé-ance, dou-loar: 3e é fer. au 1er, douteûse au 2d.] Condoléance ne se dit qu'avec compliment, ou lètre; on dit compliment, ou lètre de condoléance; compliment qui se fait, ou lètre qui s'écrit pour témoigner la part que l'on prend à l'afliction de quelqu'un. = * Se Condouloir avec... c'est prendre part au déplaisir de... Il ne se dit qu'à l'infinitif, et il est vieux. — M. de Vaugelas dit, dans ses remarques, que, se condouloir avec quelqu'un de la mort d'une persone, est fort bien dit, et il ajoute que condoléance semblait alors un étrange mot. C'est aujourd'hui tout le contraire. Multa renascentur, etc.

Traductions

condoléance

condolence

condoléance

condoleance

condoléance

condolencia

condoléance

condoglianza