confortatif, ive

CONFORTATIF, IVE

(kon-for-ta-tif, ti-v') adj.
Qui a la vertu de donner ou de rendre des forces. Un remède, un discours confortatif. S. m. Les confortatifs.
Le roi avait trouvé chez Lavienne des confortatifs [aphrodisiaques] qui l'avaient rendu plus content de lui-même [SAINT-SIMON, 52, 123]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Tel son ne est pas corrumpant ne violent, mez est confortatif et vivifiant [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVe s.
    On lui mit en la bouche pain, eau et espices et toutes choses confortatives [FROISS., III, IV, 23]
    Elle lui donna aucune chose confortative, après la medecine laxative qu'il avoit prinse celle nuitée [LOUIS XI, Nouv. LIX.]
  • XVIe s.
    Un bon vieillard portant chere joyeuse, Confortatif, de parolle amoureuse, Et s'appelloit bon Espoir par son nom [MAROT, I, 13]
    L'axonge par telle cuisson est rendue plus subtile et confortative des parties [PARÉ, XVI, 10]

ÉTYMOLOGIE

  • Conforter ; provenç. confortatiu, confortatieu ; espagn. et ital. confortativo.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    CONFORTATIF. Ajoutez :
    Terme de bâtiment. Qui consolide une construction.
    Lorsqu'une construction n'empiète pas sur la voie publique, il n'y a pas lieu d'en ordonner la démolition, à raison de ce qu'elle a été l'objet de travaux confortatifs, exécutés sans autorisation [, Gaz. des Trib. 29 août 1874, p. 828, 3e col.]