consécration

(Mot repris de consécrations)

consécration

n.f.
1. Action de consacrer ; rite par lequel on consacre : La consécration d'un temple, d'un évêque.
2. Acte du prêtre catholique qui consacre le pain et le vin lors de l'eucharistie ; moment de la messe où il accomplit ce rite.
3. Reconnaissance publique qui confère la notoriété ; approbation : L'entrée d'un mot dans le dictionnaire est la consécration de sa légitimité ratification, sanction, validation

consécration

(kɔ̃sekʀasjɔ̃)
nom féminin
1. figuré action de confirmer publiquement, de rendre durable la consécration d'un succès
2. religion action de rendre sacré Le prêtre procède à la consécration du vin au cours de la messe.

CONSÉCRATION

(kon-sé-kra-sion ; en poésie, de cinq syllabes) s. f.
Détermination d'une chose ou d'une personne à quelque usage religieux, qui se fait ordinairement avec des cérémonies religieuses. La consécration d'un temple. Terme de numismatique. Apothéose d'un empereur romain, ordinairement figurée par un aigle qui prend son essor. Dans le langage général, destination. La consécration de ce bâtiment à un service public, etc.
Action du prêtre qui consacre le pain et le vin à la messe. Au moment de la consécration. Action de consacrer un évêque, un prêtre, une religieuse.
Le P. Bourgoing n'avait pas attendu la consécration mystique ; il s'était dès son enfance consacré lui-même par la pratique persévérante de la piété [BOSSUET, Orais. fun. Bourgoing]
Faibles évêques, malheureux clergé qui aime mieux prendre la forme de la consécration dans le livre fait depuis peu, il n'y avait que dix ans, sous Édouard VI, et confirmé par l'autorité du parlement, que dans le livre des sacrements de saint Grégoire [BOSSUET, Variat. liv. X, § 16]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Nos apelons proprement saintes choses qui ne sont ne saintes ne dessaintes, mès sont confermées par consecration [, Liv. de just. 65]
    Le servise de sainte Esglise escoute devotement et de cuer et de bouche, especialement en la messe, que la consecration est faite [JOINV., 300]
  • XVe s.
    Avant la consecration, le roi fit là devant l'autel tous les jeunes chevaliers nouveaux [FROISS., II, II, 74]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. consecracion ; espagn. consagracion ; ital. consecrazione ; du latin consecrationem, de consecrare, consacrer.

consécration

CONSÉCRATION. n. f. Action de consacrer. La consécration d'un temple, d'une église, d'un calice. La consécration d'un évêque.

Il se dit, absolument et par excellence, de l'Action par laquelle le prêtre consacre quand il célèbre la messe. Avant la consécration. Après la consécration. La consécration étant faite. Les paroles de la consécration.

Il se dit aussi, par extension, de l'Action de sanctionner, de rendre durable. Cette loi n'a pas encore reçu la consécration de l'expérience. Ce mot n'a pas reçu la consécration de l'usage.

consécration


CONSÉCRATION, s. f. [Konsékra-cion, en vers, ci-on; 2e é fer.] C'est, 1°. l'action par laquelle une chôse est consacrée. Voy. CONSACRER, n°. 1°. "La consécration d'une Église, d' un autel, d'un Calice. = 2°. Absolument et sans régime, c'est l'action par laquelle le Prêtre consacre, en disant la Messe. "Avant, après la consécration: les paroles de la consécration. — On dit quelquefois avec le régime, la consécration de l'Hostie, la consécration du Calice.

Synonymes et Contraires

consécration

nom féminin consécration
1.  Rite par lequel on consacre.
2.  Reconnaissance publique.
Traductions

consécration

consecration

consécration

הקדשה (נ), התקדשות (נ), חנוכה (נ), קידוש (ז), הַקְדָּשָׁה, קִדּוּשׁ

consécration

consecrazione

consécration

Weihe

consécration

invigning

consécration

[kɔ̃sekʀasjɔ̃] nfconsecration