consacrant

CONSACRANT

(kon-sa-kran) adj. m.
L'évêque consacrant, celui qui en sacre un autre, et, substantivement, le consacrant.
Le concile de Nicée veut que la décision pour ce choix [des prêtres] appartienne principalement au métropolitain, qui était le consacrant [FÉN., II, 154]
Le prêtre qui dit la messe et qui consacre l'hostie.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • CONSACRANT. Ajoutez :
  • Au féminin.
    Les paroles consacrantes [BOSSUET, Déf. trad. comm. I, 4]

consacrant

CONSACRANT. adj. m. Qui consacre. Évêque consacrant, Qui consacre un autre évêque. Prêtre consacrant, Qui dit la messe et consacre les saintes espèces. Substantivement, Le consacrant. On dit plutôt aujourd'hui CONSÉCRATEUR.

consacrant


CONSACRANT, adj. et s. m. CONSACRER, v. a. [3e lon. au 1er, é fer. au 2d.] Consacrant se dit de l'Évêque, qui sacre un autre Évêque: l'Évêque consacrant, ou le Consacrant: "Cranmer dit la Messe, suivant la coutume, avec son consacrant. Boss. — On dit aussi, Consécrateur, et celui-ci est aujourd'hui plus usité. — Consacrer, c'est, 1°. Dédier à Dieu avec certaines cérémonies: Consacrer une Église, un Autel, un Calice: Elle consacre sa virginité à J. C. se consacra à Dieu, au service de Dieu. = 2°. Doner, dévouer à Dieu, sans aucune cérémonie: "il a consacré à Dieu le reste de sa vie. = 3°. Dévouer, destiner. Consacrer sa jeunesse, sa vie à l'étude, à la guerre, au barreau. Consacrer à quelqu'un son temps, ses veilles, ses soins. — Il régit en ce sens, quelquefois la prép. à et l'infinitif. "J'ai consacré cette somme à augmenter ma bibliothèque. Trév. = 4°. Prononcer les paroles sacramentelles sur le pain et le vin, etc. Ce Prêtre a consacré un grand nombre d'hosties.
   Rem. Consacrer se dit, au figuré, des chôses dans le mode passif. "Cette solitude est consacrée à la douleur; cette somme a été consacrée au soulagement des pauvres, à secourir les malades. = Consacrer~ des lois et des usages, les rendre sacrés, respectables, inviolables. "Tu veux suivre les lois et les usages que le vulgaire a consacrés sous le nom de l'honeur. Jér. Déliv.
   Termes consacrés. On apèle ainsi des termes, des expressions, qui ne sont bons qu'en certains endroits et en certaines ocasions, comme, consubstantiel, dépouiller le vieil homme, combattre les combats du Seigneur, être selon son coeur, etc. Voy. COEUR, COMBAT, etc.
   Que tes citations soient courtes et serrées!
   Et n'en change jamais les phrâses consacrées.
       Villiers.
Le P. Bouhours, dans la Préface de sa Traduction du Nouveau Testament, dit qu'il n'a jamais pris la liberté de donner, sans nécessité, un aûtre tour à ces hébraïsmes, qui étaient ordinaires aux Apôtres, lors même qu'ils parlaient en grec, comme, fils de perdition, enfans de lumière, abomination de la désolation, portes de l'enfer, vâse d'élection, vâse de colère, enfans de ténèbres, homme de péché, etc. etc., et semblables expressions, qui sont comme consacrées, et qui perdent souvent beaucoup de leur force, quand on veut les exprimer en d'aûtres termes, ou par périphrâse.

Traductions

consacrant

consacratore