consentant

consentant, e

adj.
Qui consent : Elle est majeure et consentante.

consentant

(kɔ̃sɑ̃tɑ̃)

consentante

(kɔ̃sɑ̃tɑt̃)
adjectif
récalcitrant qui accepte, qui est d'accord des rapports sexuels entre adultes consentants

consentant

CONSENTANT, ANTE. adj. Qui consent. Êtes-vous consentant? Il se dit surtout en termes de Procédure. Le mari est consentant. La femme présente et consentante. La partie consentante.

consentant


CONSENTANT, ANTE, adj. CONSENTEMENT, s. m. CONSENTIR, v. n. [Konsan-tan, tante, santement, santi; 1re et 2e lon. 3e lon. au 1er, e muet au 2d.] Consentir, c'est aquiescer à quelque chôse; trouver bon, vouloir bien ce que l'on propôse. Consentement, est l'action de consentir, d' aquiescer. Consentant, celui qui consent, qui aquiesce. "Il y a consenti; il y a donné son consentement. "Il en est consentant.
   I. Rem. Consentant ne se dit qu'au Palais, et en termes de Pratique: Le mari est consentant: la femme ici présente et consentante. — Dans le discours ordinaire, on doit dire je consens, elle y consent, et non pas j'en suis consentant, elle en est consentante. Un Auteur tout récent dit, dans une Histoire sérieûse: "Une cession, dont l'autre partie n' étoit pas consentante. — * En Provence, on dit, en ce sens, être consent, qui est un vrai barbarisme.
   II. Consentement ne se dit pas au pluriel; on dit à plusieurs, ou de plusieurs, comme on dit à un seul, votre consentement, leur consentement.
   Cet infame conseil, ces lâches sentimens,
   De cette Cour barbare ont les consentemens.
       Bréb.
La rime exigeait ce pluriel; et d'âilleurs aûtrefois on les aimait et on les employait plus volontiers qu'aujourd'hui~. = Consentement régit la prép. à: "Il obtint sans peine leur consentement à une action aussi atroce. Bossuet le fait suivre de la prép. avec: "On rendit grâces à Dumoulin pour son consentement avec la Doctrine du Synode, c. à. d. pour la conformité de sa Doctrine avec celle du Synode. — Le terme est impropre, et le régime irrégulier. = On dit, adverbialement, du consentement de; de mon, son, ou leur consentement; d'un commun consentement: "je l'ai fait du consentement du maître, du propriétaire, de son consentement. = Le dernier s'emploie sans régime. "On s'y détermina d'un commun consentement. — * Bossuet lui fait régir la prép de.: "D'un commun consentement de tous les Auteurs Catholiques et Protestans. Dabord, puisque c'est du consentement de tous, commun est inutile et sent le pléonasme. Ensuite à employer le régime, il falait dire, du commun, et non pas d'un commun, comme on dirait, du consentement unanime de tous les intéressés.
   Consentement, aprobation, ratification, adhésion (synon.) Aprobation est, de ces termes, celui qui a le sens le plus général: il se raporte également aux opinions de l'esprit, et aux actes de la volonté; et il peut s'apliquer au présent, au passé et à l'avenir: Consentement et ratification sont relatifs aux actes de la volonté; mais le premier ne s'aplique qu'aux actes du présent et de l' avenir, et le second ne se dit qu'à l'égard des actes du passé. Adhésion n'a raport qu'aux opinions et à la doctrine. — On dit: l'aprobation d'un ouvrage; le consentement à des articles; la ratification d'un traité; l'adhésion à la bone doctrine, etc. etc.
   III. CONSENTIR, aquiescer, adhérer, tomber d'acord (synon.) Il semble que consentir supôse de la supériorité; les Parens consentent à l'établissement de leurs enfans. Aquiescer emporte de la soumission; les parties aquiescent au jugement d' un Arbitre: il entre dans l'idée d'adhérer de la complaisance; les amans adhérent aux caprices de leurs maîtresses: enfin, tomber d'acord marque de l'aversion pour la dispute; les bones gens tombent d'acord de tout. — Nous consentons à ce que les aûtres veulent: nous aquiesçons à ce qu'on nous propôse, en l'acceptant, et en nous y conformant: nous adhérons à ce qui est fait et conclu par les aûtres, en l'autorisant, et en nous y joignant: nous tombons d'acord de ce qu'on nous dit, en l'avouant, et en l'aprouvant. GIR. Synon.
   CONSENTIR régit la prép. à ou de devant l'infinitif; le 1er régime est le meilleur. "Ce ne fut qu'après plusieurs menaces qu'il consentit enfin d'obéir. Hist. d'Angl. — À~ obéir aurait été plus conforme à l'usage et à l'analogie: les verbes qui régissent la prép. à devant les noms, la régissent communément devant les verbes. M. Moreau met, dans la même page, les deux régimes. "Les deux Rois consentirent à se voir. "Louis ne voulut jamais consentir de le chasser de ses États. — L'Acad. ne met point d'exemple du régime de l'infinitif.
   Au Palais on fait consentir actif: on lui done le régime direct; (l'acusatif) on dit, consentir une société, consentir une claûse: et ce qui en est une conséquence, on dit un apointement consenti par les parties. — Hors du Palais ce serait un barbarisme.
   Du moins César l'eût fait, s'il l'avoit consenti.
       Corn.
On dirait aujourd'hui, en prôse, s'il y avait consenti.

Traductions

consentant

חפץ (ת), מסכים (ת)

consentant

aquiescente

consentant

consenziente