considérant

(Mot repris de considérantes)

considérant

n.m.
Dans la langue juridique, chacun des paragraphes qui motivent les décisions d'une juridiction administrative ; raison, motif.

CONSIDÉRANT2

(kon-si-dé-ran) s. m.
Motif qui précède le dispositif d'une loi, d'un arrêt. Les considérants d'une loi. Le premier et le deuxième considérant de l'arrêt.

ÉTYMOLOGIE

  • Considérer ; ainsi dit parce que, très souvent, les différents articles d'un exposé des motifs commencent par : Considérant que....

considérant

CONSIDÉRANT. n. m. Ensemble des motifs d'un arrêt, d'une loi, etc. Le considérant de cette loi est très bien rédigé. Les considérants d'un arrêt.

considérant


CONSIDÉRANT, ANTE, adj. CONSIDÉRATION, s. f. [Konsidéran, rante, ra-cion, en vers, ci-on; 1re lon. 3e é fer. 4e lon. aux deux 1ers.] I. Considérant, circonspect, qui a beaucoup d'égards. "Cet homme est fort considérant. Trév. Rich. — Dans les Additions au Richelet, on remarque que l'Acad. met ce mot. Dans la dern. édit. elle dit qu'il n'est d'usage qu'avec quelque adverbe, et dans ces phrâses du discours familier: Vous n' êtes guère considérant: c'est une persone extrêmement considérante.
   II. CONSIDÉRATION, est, 1°. Action par laquelle on considère, on examine. Il a fait cela sans considération. Cela mérite considération. = 2°. Circonspection. C'est un homme qui agit sans considération. Voyez CIRCONSPECTION. = 3°. Motif. "Je l'ai fait par telle et telle considération: il y a été obligé par de grandes considérations. = 4°. Égard qu'on a pour quelqu'un. En, ou, à votre considération. L'Acad. met les deux: Si ce n'était votre considération, etc. "Le Roi a mis vos services en considération; il y aura égard. "Il fera entrer vos services en considération. Acad. = 5°. Réputation, estime qu'atirent les talens, la naissance, les dignités. "C'est un homme de grande considération; qui est en haute, en grande considération; qui s'est aquis une grande considération. "Il n' a nulle considération dans le monde; on n'a nulle considération pour lui. C'est un homme de peu de considération, de nulle considération; sans considération dans le monde, ou simplement, sans considération. "Cette charge done peu de considération. — En parlant des chôses, de peu de considération, de peu de valeur.
   Dans ce dernier sens, on peut comparer considération avec réputation; en voici la diférence. "Celle-ci est, en général, le fruit des talens et du savoir faire; celle-là est atachée à la place, au crédit, aux richesses, etc. — Corneille avait de la réputation, comme Auteur de Cinna, et Chapelain de la considération, comme Distributeur des grâces de Colbert. Encycl.
   Rem. I. CONSIDÉRATION, n'a de pluriel que dans le sens de motifs. Saint-Évremont dit des Romains, eu égard aux Carthaginois: "C'étoient tantôt des injures, tantôt des considérations. Il veut dire, des égards. Il n'a pas de pluriel dans cette acception.
   II. CONSIDÉRATION, a un sens, tantôt actif, et tantôt passif; et il y a bien de la diférence entre avoir de la considération pour quelqu'un, le beaucoup considérer, et être en grande considération, ou, avoir de la considération dans le monde, dans une société, y être fort considéré. "Aman avoit une grande considération dans le Royaume. Nicole. — L' Auteur des Réflexions, etc. prétend qu'avoir de la considération, c'est considérer, et non pas, être considéré: mais il n'a pas fait atention à la diférence de pour et de dans, qui acompagnent cette expression. L'Acad. aprouve, être en haute, en grande considération; mais elle dit aussi: "Il n'a nulle considération dans le monde.
   Cependant, quoiqu'on dise fort bien d'un homme, qu' il a de la considération dans, on ne dit point, avec le régime de la prép. de: la considération de cet homme, comme dit Bossuet. "La considération d'Erasme étoit grande dans toute l'Europe: il faut dire, Érasme étoit en grande considération, ou, avoit une grande considération dans toute l'Europe. — On peut le dire avec les pronoms possessifs, quoiqu'ils équivalent à la prép. de: "Il perdit sa considération, et conserva son autorité.
   Avoir de la considération pour, et être avec beaucoup de considération, etc. ne doivent se dire que quand on parle, ou qu'on écrit à ses inférieurs. — Dans cette ocasion, il n'a point de pluriel. "Les considérations dont M. de Tournehen l'honora (Ch. Coypel), valûrent à l' Académie Royale la gloire d'avoir le Roi pour Protecteur immédiat. Dandré Bardon. Dites, la considération, etc. Voyez une phrâse de Mde de Sévigné, au mot CONFIANCE, Rem. 2°.
   III. Mettre en considération, régit les persones, et prendre en considération, les chôses. "Cela le mit en considération: il prit cette afaire en considération.
   IV. * Chôse de considération, se disait aûtrefois en parenthèse, pour chôse remarquable: "Quoique je n'aie point dormi (chose de considération) depuis trois mois, je suis arrivé ici plus fort et plus sain que jamais. Voit.