consolable

(Mot repris de consolables)

CONSOLABLE

(kon-so-la-bl') adj.
Qui peut être consolé.
Dom Carlos eût pu recevoir quelque consolation de ces belles promesses, si le malheur de son amour lui eût permis d'être consolable [SCARR., Rom. com. 2e part. ch. 14]
Maintenant qu'il leur semble que le présent durera toujours, lorsque l'un de ces ministres de la mort leur vient signifier l'arrêt du destin, ils ne sont pas consolables [D'ABLANCOURT, Lucien, Caron.]
En parlant des choses. Douleurs consolables.

REMARQUE

  • L'Académie dans ses Observations sur Vaugelas, p. 584, dit : " On ne croit pas que consolable se dise de la douleur aussi bien que de la personne affligée. " C'est un scrupule mal fondé. On peut voir au mot consoler que d'excellents auteurs ont dit consoler la douleur.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. consolabilis, de consolari, consoler.

consolable

CONSOLABLE. adj. des deux genres. Qui peut être consolé. Sa perte est si grande qu'il n'est pas consolable. Il y a des douleurs qui ne sont pas consolables.

consolable


CONSOLABLE, adj. CONSOLANT, ANTE, adj. [1re lon. 3e dout. au 1er, lon. aux 2 aûtres.] Consolable, se dit des persones, et Consolant, des chôses: sa perte est si grande, qu'il n'est pas consolable; il ne peut se consoler. "C'est une nouvelle bien consolante; qui console. Le 1er a le sens passif; le 2d, le sens actif.
   I. Rem. 1°. On dit, dans le Dictionaire Gram. que consolable n'est plus en usage, quoique inconsolable soit usité. L'Acad. admet le 1er avec la négative, et lui fait même régir l'ablatif. "Il n'en est pas consolable. — Inconsolable vaut toujours mieux, sur-tout avec le régime. Il est inconsolable de cette perte: il en est inconsolable.
   2°. Suivant Vaugelas et Th. Corneille, consolable et inconsolable ne s'acomodent qu'avec douleur. On dit, sa douleur n'est pas consolable, ou, est inconsolable: mais on ne dit pas de même, son déplaisir est inconsolable. Mais l'Acad. dans ses Observations sur les Remarques de Vaugelas, est du sentiment que, consolable ne se dit point de la douleur, mais seulement de la persone afligée. — Aujourd'hui que plusieurs disent, consoler la douleur, on est moins étonné de leur entendre dire qu'une douleur est, ou n'est pas consolable, qu'elle est inconsolable.
   II. Dans le Dict. Gram. on dit que consolant, se dit des chôses et des persones. Quelques-uns disent en éfet, cet homme est fort consolant; c'est un Prédicateur, un Confesseur bien consolant. Mais il est douteux que le bel usage autorise ces sortes de phrâses.
   Consolant, suit ordinairement le substantif. "On a fort embrouillé tous les corollaires qu'on pouvoit tirer de ce grand et consolant dogme (de la Providence). Consolant dogme forme une inversion dure. — Le f. peut plutôt précéder: consolante maxime.
   Avec le verbe être impersonel, consolant régit la prép. pour devant les noms, et la prép. de devant les verbes: Un des Auteurs des Let. Edif. lui fait régir le datif des noms. "Il est bien consolant à un Missionaire qui, etc. d'être dans le souvenir d'un Magistrat, de votre réputation. Il faut, pour un Missionaire, etc.

Traductions

consolable

consolabile