consolateur

(Mot repris de consolateurs)

consolateur, trice

adj.
Qui adoucit un chagrin : Des paroles consolatrices apaisant

consolateur

CONSOLATEUR, TRICE. n. Celui, celle qui console, qui s'efforce de consoler. Dieu est le consolateur de nos âmes, le consolateur des malheureux, des pauvres, des affligés. Adjectivement, Ange consolateur. Espoir consolateur.

consolateur

Consolateur, Paracletus, Consolator.

Consolateur, en Architecture.

consolateur


CONSOLATEUR, TRICE, s. m. et f. CONSOLATION, s. f. *CONSOLATOIRE, adj. [Konsola-teur, trice, la-cion, en vers, ci-on, la-toâ-re: 1re lon. 4e lon. au dern.] Consolation, est l'action de consoler, ou ce qui console. Consolateur, qui done de la consolation: = Consolatoire, consolant, qui console. "Doner, aporter, recevoir de la consolation. "Le consolateur des malheureux, des malades, des afligés; consolatrice des afligés: * Discours, lettre consolatoire.
   Rem. 1°. Consolateur s'emploie quelquefois adjectivement. "Un rayon consolateur pénètre dans son ame. Anon. — On pourrait dire aussi, réflexion consolatrice, si la mélodie de la phrâse ne s'y oposait pas.
   II. Consolation, ne se dit pas seulement, du soulagement que l'on done à l'afliction, à la douleur, au déplaisir de quelqu'un: il se dit encôre d'un véritable sujet de satisfaction et de joie. "C'est une grande consolation à un père, pour un père, de voir ses enfans se porter au bien. — Il se dit quelquefois aussi de ce qui console: "La Philosophie est toute sa consolation~; et de celui qui console. Vous êtes toute ma consolation: "Dieu est toute sa consolation.
   On dit, avoir de la consolation à faire et avoir la consolation de faire: J'ai de la consolation à penser que vous prenez part à mes peines: "Il vous en coûtera sans doute, mais il y va de ma vie, et vous aurez la consolation de m'avoir sauvé. Marmontel. "J'avois une grande consolation à croire que vous saviez le fond de ma pensée. Mariv.
   * Voiture dit, doner consolation, sans article, comme on dit, doner satisfaction. "Si vous saviez le contentement que vos lettres m'ont aporté, vous auriez regret de ne m'avoir pas écrit davantage, et de ne m'avoir pas doné consolation en un temps où j'en avois tant de besoin. — M. de Sacy dit de même, recevoir consolation: c'est la même faûte: "Ne recevoir consolation d'aucune créature, c'est l'éfet d'une grande pureté de coeur. — On dirait aujourd'hui dans la première phrâse et aûtres semblables: de ne m'avoir pas doné cette consolation, ou quelque consolation, ou une si grande consolation, ou simplement, de la consolation, dans un temps, etc. Et dans la 2de, ne recevoir nulle consolation, ou de consolation d'aucune créature, etc. — L'Acad. dit, aporter, doner de la consolation, recevoir de la consolation: c'est ainsi qu'il faut dire.
   Avoir cette consolation que régit l'indicatif, si la phrâse est afirmative, et le subjonctif, si elle est négative, ou interrogative. "J'ai cette consolation que l'on rend, ou je n'ai pas cette consolation que l'on rende justice à mes intentions. "Aurai-je cette consolation qu'on me plaigne dans mes malheurs?
   * Mascaron atribue du sentiment aux êtres insensibles, en leur atribuant de la consolation. "La fécondité sert de consolation aux êtres corporels, dans la nécessité qu'ils ont de mourir. La métaphôre est un peu forte.
   III. Consolatoire vieillit, dit l'Acad. Je crois que ce n'est pas assez dire, et qu'il est tellement surané, qu'on ne s'en sert plus.

Traductions

consolateur

מנחם (ת), מְנַחֵם

consolateur

consolatore