consoler

(Mot repris de consoliez)

consoler

v.t. [ lat. consolari, rassurer ]
1. Soulager qqn qui a de la peine : J'essayais de consoler la fillette qui pleurait calmer, réconforter ; chagriner, peiner
2. Alléger un sentiment douloureux : Il sut trouver des paroles pour consoler mon chagrin adoucir, apaiser ; aggraver, augmenter
3. (de) Apporter un réconfort, une compensation à : Rien ne peut la consoler de son échec ou d'avoir échoué.

se consoler

v.pr.
Cesser d'avoir de la peine ; trouver un apaisement : Avec le temps, elle se consolera se désoler, pleurer je le regretterai toujours

consoler


Participe passé: consolé
Gérondif: consolant

Indicatif présent
je console
tu consoles
il/elle console
nous consolons
vous consolez
ils/elles consolent
Passé simple
je consolai
tu consolas
il/elle consola
nous consolâmes
vous consolâtes
ils/elles consolèrent
Imparfait
je consolais
tu consolais
il/elle consolait
nous consolions
vous consoliez
ils/elles consolaient
Futur
je consolerai
tu consoleras
il/elle consolera
nous consolerons
vous consolerez
ils/elles consoleront
Conditionnel présent
je consolerais
tu consolerais
il/elle consolerait
nous consolerions
vous consoleriez
ils/elles consoleraient
Subjonctif imparfait
je consolasse
tu consolasses
il/elle consolât
nous consolassions
vous consolassiez
ils/elles consolassent
Subjonctif présent
je console
tu consoles
il/elle console
nous consolions
vous consoliez
ils/elles consolent
Impératif
console (tu)
consolons (nous)
consolez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais consolé
tu avais consolé
il/elle avait consolé
nous avions consolé
vous aviez consolé
ils/elles avaient consolé
Futur antérieur
j'aurai consolé
tu auras consolé
il/elle aura consolé
nous aurons consolé
vous aurez consolé
ils/elles auront consolé
Passé composé
j'ai consolé
tu as consolé
il/elle a consolé
nous avons consolé
vous avez consolé
ils/elles ont consolé
Conditionnel passé
j'aurais consolé
tu aurais consolé
il/elle aurait consolé
nous aurions consolé
vous auriez consolé
ils/elles auraient consolé
Passé antérieur
j'eus consolé
tu eus consolé
il/elle eut consolé
nous eûmes consolé
vous eûtes consolé
ils/elles eurent consolé
Subjonctif passé
j'aie consolé
tu aies consolé
il/elle ait consolé
nous ayons consolé
vous ayez consolé
ils/elles aient consolé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse consolé
tu eusses consolé
il/elle eût consolé
nous eussions consolé
vous eussiez consolé
ils/elles eussent consolé

CONSOLER

(kon-so-lé) v. a.
Alléger l'affliction, les souffrances. Cet espoir me console.
On se peut assurer Qu'il [l'amour] est maître équitable, et qu'enfin il console Ceux qu'il a fait pleurer [MALH., V, 26]
Quelque déplaisir que je puisse avoir, j'en serais bientôt consolé par le soin que vous prendriez de moi [VOIT., Lett. 16]
Si vous n'en pouvez mieux consoler une mère, Qu'en la traitant d'égale avec une étrangère [CORN., Rodog. V, 4]
Quel tourment de se taire en voyant ce qu'on aime.... Lorsque par un regard on peut le consoler.... [RAC., Brit. III, 7]
Quand tu me dépeignais ce héros intrépide Consolant les mortels de l'absence d'Alcide.... [ID., Phèd. I, 1]
Ma fille, ton bonheur me console de tout [ID., Iphig. III, 2]
Du moins consolez-moi de [par] quelque heure de paix [RAC., Théb. I, 3]
Vous connaissez Brutus et l'osez consoler ! [VOLT., Brutus, V, 8]
Consolez-le du sort, des hommes et de lui, [DELILLE, Imag. VI]
Absolument. Il ne sait pas consoler. Le temps console.
Donner de l'allégement aux sentiments pénibles.
Pour consoler mon mal et flatter mes ennuis [RÉGNIER, Plainte.]
Je ne viens pas ici consoler tes douleurs [CORN., Cid, IV, 2]
Ainsi la pieuse reine consolait la captivité des fidèles et relevait leur espérance [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
Est-ce ainsi que vos yeux consolent ma disgrâce ? [RAC., Brit. II, 6]
Il était abattu par une douleur que rien ne pouvait consoler [FÉN., Tél. XVI]
Consoler les larmes et récompenser les prières [MASS., Car. Laz.]
Pour consoler l'espoir du laboureur avide [L. RAC., Relig. ch. I]
Elle retient pourtant des pleurs prêts à couler, De peur d'aigrir des maux qu'elle veut consoler [LAMOTTE, dans DESFONTAINES]
Virgile n'a-t-il pas, d'un vers doux et flatteur, De Gallus expirant consolé le malheur [A. CHÉN., Ép. I]
Se consoler, v. réfl. Recevoir de la consolation, être consolé.
Il ne se peut consoler de ne plus ouïr une personne qui raisonne si parfaitement [VOIT., Lett. 8]
Qui que ce soit des deux, il doit se consoler De la mort d'un tyran qui voulait l'immoler [CORN., Héracl. V, 8]
Quiconque se plaint cherche a se consoler [ID., Pomp. V, 1]
Dans ton cher entretien s'est-elle consolée ? [ID., Médée, III, 2]
Mais, sitôt qu'elle eut vu cette troupe enragée S'entrebattre elle-même et se percer les flancs, Elle se consola : ce sont leurs mœurs, dit-elle.... [LA FONT., Fabl. X, 8]
Il y a de certaines douleurs dont on ne doit point se consoler [SÉV., 219]
Mon cœur qui le voyait maître de l'univers Se consolait déjà de languir dans ses fers [RAC., Alex. II, 1]
Calypso ne pouvait se consoler du départ d'Ulysse [FÉNEL., Tél. I]
Et je sens ce rayon m'échauffer de sa flamme, Et mon cœur se console.... [LAMART., Harm. II, 4]
Se consoler, se consoler l'un l'autre.
Nous animer ensemble et nous consoler des travaux du saint ministère [MASS., Discours synodaux, Institution]
Carthage et Marius, dans leur chute commune, Se consolent l'un l'autre en voyant leur fortune ; L'un de l'autre pesant le sort capricieux, Ils charment leur supplice et pardonnent aux dieux [BRÉBEUF, Pharsale, II]

REMARQUE

  • Consoler quelqu'un dans ses peines ; Consoler quelqu'un sur quelque chose ; Consoler quelqu'un de quelque chose. Mais Corneille, qui a dit :
    Ne nous consolez point contre tant d'infortunes [CORN., Hor. III, 5]
    en a été repris par Voltaire, avec raison, ce semble.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Quant assez se furent consolez [réjouis] de cette bonne adventure [, Perceforest, t. VI, f° 52]
  • XVIe s.
    Deucalion, comme moins estonné, R'asseure après et doucement console La femme simple, avec telle parole [MAROT, IV, 33]
    En Dieu je me console, Mon ame s'y attend [ID., IV, 333]
    Consoler sa mort en la mort d'un ennemy [MONT., I, 5]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. consolar ; ital. consolare ; du latin consolari, de cum, et solus, dont le sens propre est entier. Consolari est proprement rendre entier et, par extension, satisfaire.

consoler

CONSOLER. v. tr. Soulager quelqu'un dans son affliction par des discours, par des soins, ou de quelque autre manière que ce soit. Consoler les affligés, les malades. On n'a pas eu de peine à le consoler. Il est déjà tout consolé. Se consoler aisément. Il ne peut se consoler de la perte qu'il a faite. Il se console avec ses amis. Elle s'est bientôt consolée. Se consoler avec Dieu. Absolument, Ayons recours à Celui qui console. Par extension, Consoler la douleur, l'affliction de quelqu'un. Une douleur vite consolée.

Il se dit également des Choses qui donnent, qui apportent de la consolation. Cet espoir me console. Peu de chose suffit pour consoler un enfant. Ce bien le console de la perte de tous les autres. Ses soins consolaient ma vieillesse. Une affliction que rien ne pouvait consoler.

consoler

Consoler, Solari, Consolari, Solatia vel consolationem adhibere.

Je me console et me tiens en estat par le tesmoignage de ma bonne conscience, Praeclara conscientia sustentor.

Cela me console, Illud in solatio est.

Qui console, Consolabile carmen.

Lettres qui consolent, Consolatoriae literae.

Sans pouvoir estre consolé, Insolabiliter.

consoler


CONSOLER, v. a. Adoucir, diminuer l'afliction, la douleur. "Je tâche de le consoler sur la mort de sa femme: il ne peut se consoler de la perte qu'il a faite. "Il vaut mieux se consoler avec Dieu qu'avec les hommes.
   Rem. 1°. Consoler ne régit que les persones: on ne dit point consoler, mais calmer la douleur. Cela doit s'entendre de la prôse; car les Poètes sont en possession d'employer cette expression, et de faire régir les chôses à consoler.
   De peur d'aigrir les maux qu'elle veut consoler.
   Comencez, consolez de funestes amours.
       Gresset.
  Pour consoler l'espoir du Laboureur avide.
      L. Racine.
"Ni les discours des sages, ni les douceurs de l'amitié, ne peuvent consoler ses douleurs. Jér. Déliv. "Je ne voudrois pas jurer qu'au lieu d'aler à la nôce, elle n' alât à Malicorne consoler la douleur de Mde. de Lavardin. Sév.
   2°. Il est des Écrivains qui font régir à consoler la prép. de et l'infinitif: "Je fais tout ce que je puis pour consoler ma mère, et du mauvais temps qu'il fait, et d'avoir quité Paris. Sév. le fils. De ce qu'elle a quité Paris, aurait été plus régulier; mais il aurait été plus lâche et plus traînant. — Avec le réciproque, l' infinitif fait mieux. "Je me console aisément d'avoir fait cette perte. La raison de la diférence entre l'actif et le réciproque, c'est que l'infinitif, dans cette ocasion, comme dans un grand nombre d'aûtres, doit se raporter au sujet de la phrâse (au nominatif), qu'avec le réciproque il s'y raporte, et qu'avec l'actif il ne s'y raporte pas.

Synonymes et Contraires

consoler

verbe consoler
1.  Soulager quelqu'un qui a de la peine.
2.  Apaiser un sentiment douloureux.
Traductions

consoler

trösten, Trost spendenconsole, comfort, solacetroosten, vertroosten, vertroosten (over)ניחם (פיעל), נִחֵםtroostrøstekonsoliconsolarlohduttaahuggaconsolaritrøsteутешатьavutmakπαρηγορώconsolare (kɔ̃sɔle)
verbe transitif
soulager la peine de qqn Il console sa petite sœur.

consoler

[kɔ̃sɔle] vt → to console [kɔ̃sɔle]
vpr/réfl
se consoler → to console o.s.
se consoler de qch → to get over sth
Il ne s'est jamais consolé d'avoir perdu cette rencontre → He's never got over losing this match.
vpr/récip → to console each other