consternation

(Mot repris de consternations)

consternation

n.f.
Stupéfaction causée par un événement malheureux : L'annonce de l'accident jeta la consternation dans la famille abattement, accablement, désolation ; allégresse, euphorie, joie

consternation

(kɔ̃stɛʀnasjɔ̃)
nom féminin
sentiment d'étonnement et de grande tristesse Son accident a plongé sa famille dans une consternation profonde.

CONSTERNATION

(kon-stèr-na-sion ; en poésie, de cinq syllabes) s. f.
Action de consterner, résultat de cette action.
La consternation calmera la tempête [CORN., Othon, V, 2]
Nous étions dans la consternation [SÉV., 20]
À ces mots la consternation se répandit sur tous les visages [MARMONT., Contes moraux, Berg. Alp.]
Il n'en est pas de la consternation d'un peuple belliqueux qui se tourne presque toujours en courage, comme de celle d'une vile populace qui ne sent que sa faiblesse [MONTESQ., Rom. IV]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. consternatio (voy. CONSTERNER).

consternation

CONSTERNATION. n. f. Abattement profond à la suite de quelque accident inattendu. Consternation générale. Cela causa une telle consternation dans les esprits, dans la ville, que... Sa famille était dans la dernière consternation.

consternation


CONSTERNATION, s. f. CONSTERNER, v. a. [1re lon. 2e ê ouv. 3e é fermé au 2d: tion dans le 1er se prononce comme cion, en prôse, et ci-on en vers.] Consterner, c'est fraper d'étonement et abatre le courage. Consternation est donc un étonement qui produit un abatement de courage. "Consterner les esprits. "Cette nouvelle inatendue a consterné tout le monde. "La consternation a été universelle. Voy. ÉTONNEMENT.
   Rem. 1°. On dit, être consterné: on ne dit pas se consterner: la consternation ne vient point de la volonté, mais d'une caûse extérieure. Un Poète, que le réciproque acomodait mieux, l'a employé: il n'est pas à imiter.
   Il veut trouver un sage et me voit que des fous:
   Déja son front se ride et son coeur se consterne.
       Clerc de Montmercy.
2°. Être consterné régit l'ablatif des chôses, qui sont l'ocasion de la consternation, et la prép. par pour les sentimens intérieurs qui la produisent: "Je suis consterné de cette nouvelle, de cet événement; je fus consterné par une terreur subite, qui m'ôta entièrement le courage — Les Poètes sont en possession, quand la chôse les acomode, de substituer la prép. de à la prép. par.
   Ne vous figurez point que dans cette journée
   D'un lache désespoir ma vertu consternée
   Craigne les soins d'un trône où je pourrois monter.
       Racine.
  Le Seigneur dans leurs camps a semé la terreur;
  Il parle, et nous voyons leurs trônes mis en poudre,
   Leurs chefs aveuglés par l'erreur,
   Leurs soldats consternés d'horreur.
       Rouss.
Cette dernière expression pourrait être employée en prôse: mais celle de Racine n'y serait pas suportable. Il faudrait dire, consternée par un lâche désespoir.

Synonymes et Contraires

consternation

nom féminin consternation
Profond abattement.
accablement, affliction, désespoir, désolation -littéraire: atterrement.
Traductions

consternation

consternation, dismay

consternation

מבוכה (נ), מחיתה (נ), מְבוּכָה

consternation

ontsteltenis

consternation

costernazione

consternation

Bestürzung

consternation

forfærdelse

consternation

bestörtning

consternation

[kɔ̃stɛʀnasjɔ̃] nfconsternation