consul

consul, e

n. [ mot lat. ]
Diplomate chargé de la protection de ses compatriotes à l'étranger et de certaines fonctions administratives.

consul

n.m.
1. En France, chacun des trois chefs du pouvoir exécutif sous le Consulat (de 1799 à 1804).
2. À Rome, chacun des deux magistrats élus pour un an qui exerçaient le pouvoir suprême.

CONSUL

(kon-sul) s. m.
Nom de deux magistrats qui exerçaient l'autorité suprême dans la république romaine, et dont le titre, non la fonction, se perpétua sous l'empire.
Elle [Rome] tient des consuls sa gloire et sa puissance [CORN., Cinna, II, 1]
Et nos premiers consuls nous ont coûté des guerres [ID., ib. II, 1]
Rome depuis trois ans par ses soins gouvernée Au temps de ses consuls croit être retournée [RAC., Brit. I, 1]
L'un et l'autre consul vous avaient prévenue [ID., ib. I, 2]
Rome, ayant chassé les rois, établit des consuls annuels [MONTESQ., Rom. ch. 1]
Les consuls jugèrent après les rois, comme les préteurs jugèrent après les consuls [ID., Esp. XI, 18]
Le cheval de Caligula fut consul, et cela ne nous étonne que parce que nous n'en avons pas été témoins [MIRABEAU, Collection, t. III, p. 232]
Agent chargé de protéger ses nationaux, et spécialement les intérêts commerciaux en pays étranger. Le consul de France à Smyrne. Un consul général.
Autrefois, nom, dans certaines municipalités de la France méridionale, des magistrats dits dans le Nord échevins.
Autrefois, juge pris parmi les marchands pour connaître d'affaires commerciales. Un juge consul. Les consuls des marchands. Les juges-consuls.
Les tribunaux de commerce ont remplacé les juges-consuls [, Dict. de l'Acad.]
La juridiction des consuls. Avoir une affaire aux consuls.
Les trois magistrats auxquels la constitution de l'an VIII avait confié le gouvernement de la république française. Le second et le troisième consul avaient seulement voix consultative. Premier consul, titre donné à Bonaparte pendant la durée de cette constitution, et qui lui assurait tout le pouvoir.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et morut Huguelin consules des Pisans d'Acre [, Hist. occid. des croisades, t. II, p. 443]
  • XIVe s.
    Et en la maniere que un consul disoit à ceulz de la cité [ORESME, Eth. 212]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. consul, de même radical que consilium, conseil.

consul

CONSUL. n. m. Un des deux magistrats qui avaient la principale autorité dans la République romaine.

Il s'est dit, en France, des Trois magistrats suprêmes auxquels la Constitution de l'an VIII avait confié le gouvernement de la République. Premier consul.

Il se dit aussi d'un Agent chargé par un gouvernement de protéger les intérêts privés et commerciaux des nationaux résidant à l'étranger, d'exercer à leur égard diverses attributions de l'État et, dans certains pays, une juridiction, etc. Consul de France à Smyrne. Consul général. Consul français. Consul anglais. Vice-consul.

Il se disait à Paris, et dans quelques autres villes, de Juges pris parmi les marchands et les négociants, pour connaître sommairement de certaines affaires urgentes en matière de commerce. Par-devant les juges-consuls. Par sentence des consuls. Les tribunaux de commerce ont remplacé les juges-consuls.

consul

Estre consul, Consulem, vel Consulatum gerere.

Parvenir à l'estat du consul, Consulatum capere.

Commencer à exercer l'office de consul, ou autre estat, Consulatum inire.

Faire et exercer office ou estat de consul, Consulem agere, aut gerere, Consulatum gerere.

L'aage qu'il failloit avoir devant que de pouvoir estre consul, Consularis aetas.

La juridition et cognoissance appartenant au seul consul, Consularis cognitio.

Estre loing d'esperance de pouvoir parvenir à estre consul, Abesse longe a spe consulatus.

Qui a esté consul, Consularis vir, Perfunctus consulatu.

La femme d'un qui a esté consul, Consularis foemina.

consul

Consul, voyez Dictateur.

Consul, Consulter, Consultation, voyez en Conseil.

consul


CONSUL, s. m. CONSULAIRE, adj. CONSULAIREMENT, adv. [3e è moy. et long, 4e e muet aux 2 dern.: lère, lèreman.] Consul, est le nom des deux Magistrats qui avaient la principale autorité à Rome. = C'est aussi le nom qu'on done, en certaines Villes, à ceux qu'on apèle à Paris, à Lyon, à Marseille, Echevins; à Toulouse, Capitouls; à Bordeaux, Jurats. = C'est encôre le titre de certains Juges établis pour juger des afaires de Commerce, qu'on apèle Juges-Consuls, ou simplement, Consuls. Assigner pardevant les Juges-Consuls, ou les Consuls; par sentence des Consuls, etc. = Consul, est enfin un Oficier envoyé par son Prince en divers Ports, Échelles, et aûtres lieux, pour protéger le Commerce, et juger des afaires de Négoce entre ceux de sa nation. "Consul de France, d' Angleterre, de Hollande, à Smyrne, à Alep, à Cadis, etc.
   CONSULAIRE, qui apartient au Consul. En parlant des Romains, dignité, famille, persone, province Consulaire. En parlant des Juges-Consuls, Juridiction Consulaire. = On dit burlesquement, d'un débiteur qui n'ôse sortir de sa maison, par la crainte d'être mis en prison, en vertu d'une sentence des Consuls, qu'il a la goutte Consulaire.
   CONSULAIREMENT, ne se dit que dans le dernier sens: demande jugée consulairement.

Traductions

consul

consulציר (ז), קונסול (ז), צִירconsulKonsulconsolecônsulقُنْصُلkonzulkonsulπρόξενοςcónsulkonsulikonzul領事영사konsulkonsulконсулkonsulกงสุลkonsoloslãnh sự领事Консул領事 (kɔ̃syl)
nom masculin
représentant d'un pays à l'étranger

consul

[kɔ̃syl] nmconsul