consumé, ée

CONSUMÉ, ÉE

(kon-su-mé, mée) part. passé.
Détruit peu à peu.
Ces restes d'un héros par le feu consumé [CORN., Pomp. V, 1]
Consumé par les vers [RAC., Athal. III, 5]
J'attendais que le temple en cendres consumé [ID., ib. V, 2]
Pensez-vous y traîner les restes d'une armée Vingt fois renouvelée et vingt fois consumée ? [ID., Alex. V, 1]
Près de ce gouffre horrible, épouvantable, Lieu de douleurs où le triste coupable Parmi des flots de bitume enflammé Brûle à jamais sans être consumé [J. B. ROUSS., Allégor. I, 1]
Fig. Consumé par les chagrins.
Consumé de regrets [RAC., Andr. I, 4]
Consumé de travaux, appesanti par l'âge [VOLT., Alz. I, 1]
Accablé de mépris, consumé de douleurs [J. B. ROUSS., Odes, I, 12]
Le voyageur pourtant, le mortel égaré, Consumé par la faim, par la soif dévoré, Trouve en tout temps ici la tente de mon père [DUCIS, Abuf. II, 7]
Passé.
Ce moment si cher, madame, est consumé à louer l'ennemi dont je suis opprimé [RAC., Brit. II, 6]
Il m'est honteux d'aimer, il vous l'est d'être aimée D'un homme dont la vie est déjà consumée [CORN., Pulch. V, 3]