contempteur, trice


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CONTEMPTEUR, TRICE

(kon-tan-pteur, tri-s') s. m. et f.
Celui, celle qui méprise, qui a l'esprit méprisant.
C'est un jeune lion qui aura bientôt de la force aux ongles, et alors malheur aux oppresseurs du peuple et aux contempteurs de son autorité [MALH., Lettre, dans RICHELET]
Uni de goût et d'intérêt avec tous les contempteurs d'Homère, il attend paisiblement que les hommes détrompés lui préfèrent les poëtes modernes [LA BRUY., V]
Vous voyez avec douleur les premières places occupées souvent par les protecteurs du vice et les contempteurs de la vertu [MASS., Carême, Mélange des bons, etc.]
Vous êtes des contempteurs de Jésus-Christ [ID., Carême, Rechute.]
Et rend votre transgression aussi criminelle que celle des contempteurs de la loi même [ID., Carême, Jeûne.]
Les contempteurs la gloire se piquent de bien danser [VAUVENARGUES, Espr. hum. 27]
Contempteurs de la foudre, ils craignent le mépris [BERNIS, Religion vengée, V]
Le contempteur des dieux, l'exemple des tyrans, Mézence le premier conduit ses fiers Toscans [DELILLE, Énéide, VII]
Adjectivement.
L'attention de la première Église à dérober aux yeux contempteurs le secret des mystères [DESFONTAINES, ]

REMARQUE

  • L'ancienne Académie, dans ses Remarques sur Vaugelas, avait dit que contempteur n'était pas de la langue ; ce mot, malgré cet arrêt, y a persisté ; il est du style relevé.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Il monstre et manifeste liberale ment tout ce que il veult, pour ce que il est contemptif et desprisant [ORESME, Eth. 124]
  • XVIe s.
    Je laisse ceux-là qui se monstrent pleinement contempteurs de Dieu [CALV., 261, etc.]
    Ils nous pouisuivent par grande clameur comme contempteurs et ennemis des Peres [ID., Instit. Dédicace.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. contemptor, du supin contemptum, de contemnere, mépriser, de cum, et temnere, le même que le verbe grec couper, dans le sens de retrancher, dédaigner. On trouve aussi dans le XVIe siècle contemneur.