contendant, ante

CONTENDANT, ANTE

(kon-tan-dan, dan-t') adj.
Qui débat, dispute avec un autre. Puissances, parties contendantes. Substantivement.
On ne s'entend jamais en disputant de vive voix ; un des contendants s'explique mal, l'autre répond plus mal encore [VOLT., Dial. XXIX, 12]
Encore cette paix ne dura-t-elle que peu, parce que de part et d'autre les contendants voulaient la guerre, dont ils avaient besoin pour faire parler d'eux [D'ALEMB., Éloges, cardinal d'Estrées.]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Car je ne sui si forz ne si hardiz Qu'envers Amor [je] me peüsse contendre [, Couci, V]
    Tout a croisiés amoureux à contendre D'aler à Dieu ou de remanoir ci [, ib. XXIV]
  • XIIIe s.
    Qui contre ces trois veult contendre, Il lui convient, pour soi deffendre, Avoir foi et ferme esperance Et charité [J. DE MEUNG, Tr. 36]
  • XVe s.
    Il [le sire de la Breth] contendoit que après son decès il le voulsist mettre en possession et saisine des chasteaux.... [FROISS., II, II, 167]
    Ainsi avoit en France deux rois, et tous deux contendoient d'avoir le royaume [P. DE FENIN, 1422]
  • XVIe s.
    Que si je vouloye contendre par subtilité, j'auroye bien de quoy rabbattre ceste sophisterie de Thomas [CALV., Instit. 753]
    Et contendoient ces seigneurs d'une merveilleuse affection à qui feroit le mieux [AMYOT, Alex. 54]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. contendre ; espagn. contender ; ital. contendere ; du latin contendere, s'efforcer, de cum, et tendere, tendre vers (voy. le verbe TENDRE).