contre-épreuve

CONTRE-ÉPREUVE

(kon-tré-preu-v') s. f.
Terme de graveur. Estampe qui, tirée sur une épreuve fraîchement sortie de la presse, sert à donner l'estampe du même sens que le dessin ; elle sert aussi à faire connaître si la planche a besoin d'être retouchée. Tirer une contre-épreuve.
Fig. Ouvrage qui est une faible imitation d'un autre. Ce n'est qu'une pâle contre-épreuve de tel poëme.
Vote auquel on procède dans une assemblée délibérante, contre la proposition qui a été mise aux voix. La contre-épreuve est faite, et l'amendement rejeté. Au plur. Des contre-épreuves, c'est-à-dire des épreuves qui sont le contre, l'imitation.

ÉTYMOLOGIE

  • Contre, et épreuve.

contre-épreuve

CONTRE-ÉPREUVE. n. f. T. de Peinture et de Gravure. Estampe ou dessin qu'on tire sur une estampe fraîchement imprimée, ou sur un dessin au crayon, et qui reproduit les mêmes traits, mais à rebours, le côté droit paraissant à gauche. Tirer une contre-épreuve.

Il se dit aussi, dans les Assemblées délibérantes, de l'Action de faire voter sur la proposition contraire à celle qui a d'abord été mise aux voix. Faire la contre-épreuve. Plusieurs membres se sont levés à la contre-épreuve. Des contre-épreuves.