contre-balancer

CONTRE-BALANCER

(kon-tre-ba-lan-sé ; le c prend une cédille devant a et o : contre-balançant, nous contre-balançons) v. a.
Faire équilibre à. Un poids qui en contre-balance un autre.
Fig.
Curieux de contre-balancer par quelque endroit les puissances qui devenaient trop redoutables [BOSSUET, Hist. III, 6]
Sa puissance [de Crassus] contre-balançait celle de Pompée et de César, qu'il tenait unis comme malgré eux [ID., Hist. I, 9]
Lors donc que le témoignage des sens contredit ou ne contre-balance point l'autorité de la raison, il n'y a pas à opter [DIDER., Pens. phil. 52]
L'autorité de Sigismond fut presque toujours contre-balancée par les priviléges des princes et des villes [VOLT., Mœurs, 119]
Vous jugerez si des actes de cette nature peuvent contre-balancer trois ou quatre actes d'une foi irréprochable [PATRU, Plaidoyer XV, dans RICHELET]
Se contre-balancer, v. réfl. S'équilibrer. Ces deux poids se contre-balancent.
Les parties se contre-balancent mutuellement, et le tout se soutient sans peine par le contre-poids [BOSSUET, Connaiss. II, 2]
Fig. Le bien et le mal ne se contrebalancent pas toujours.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    C'est luy que nulle violence Peult esbranler tant seulement, Si bien il se contrebalance En tous ses faicts egalement [DU BELLAY, III, 91, verso.]
    Ses deux Anticatons [de César] furent principalement escripts pour contre-balancer le bien dire que Cicero avoit employé en son Caton [MONT., III, 160]

ÉTYMOLOGIE

  • Contre, et balancer.