contre-poil

à contre-poil

loc. adv.
Dans le sens contraire à celui du poil : Brosser un chat à contre-poil à rebrousse-poil
Prendre qqn à contre-poil,
Fam. l'irriter en heurtant ses convictions.

CONTRE-POIL

(kon-tre-poil') s. m.
Le sens contraire à l'inclinaison naturelle du poil. À contre-poil, loc. adv. Étriller un cheval à contre-poil. Fig.
Sans soin de l'avenir, je te laisse le bien Qui vient à contre-poil alors qu'on ne sent rien [RÉGNIER, Sat. IV]
Prendre une affaire à contre-poil, la prendre du côté le moins favorable. Prendre quelqu'un à contre-poil, agir avec lui de manière à le choquer, à lui déplaire. Il n'a pas de pluriel.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Tout y alloit ce dessus dessous.... tout y alloit contre poil et contre ongle [G. CHASTELAIN, dans le Dict. de DOCHEZ.]
  • XVIe s.
    Tout me vient à contre poil [OUDIN, Curios. franç. add.]
    Les murailles de la ville assiegée s'en allerent sans aulcun effort en ruine ; la fortune feit tout à contre-poil en nos guerres de Milan [une mine ayant sauté et le mur étant retombé en place] [MONT., I, 254]

ÉTYMOLOGIE

  • Contre, et poil.

contre-poil

CONTRE-POIL (À). Dans le sens contraire à celui dans lequel le poil est naturellement couché. Faire la barbe à contre-poil. Étriller un cheval à contre-poil. Brosser un chapeau à contre-poil.

Fig. et fam., Prendre quelqu'un à contre-poil, Parler ou agir de manière à le blesser et à n'en pas obtenir ce qu'on voudrait. C'est un homme bon, mais très susceptible ; il faut se garder de le prendre à contre-poil.

On dit aussi substantivement Le contre-poil.

contre-poil


CONTRE-POIL, s. m. [1re lon. 2ee muet] Le rebours du poil; le sens contraire à celui dont le poil est rangé. "Vous prenez le contre-poil. Faire la barbe à contre-poil; brosser un chapeau, vergeter un habit, un manteau à contre-poil. = Figurément, (st. famil.) prendre une afaire à contre-poil, dans un sens contraire à celui dont elle doit être prise.

Traductions

contre-poil

[kɔ̃tʀəpwal] nm
à contre-poil → the wrong way