contre-pointer

CONTRE-POINTER

(kon-tre-poin-té) v. a.
Piquer une étoffe des deux côtés. Contre-pointer une jupe.
Terme d'artillerie. Opposer une batterie à une autre. Contre-pointer du canon.
Terme de blason. Mettre pointe contre pointe sur l'écu.
Fig. Contredire, contre-carrer. Il prend plaisir à le contre-pointer en toute occasion. Peu usité en ce sens.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Puis, se recordant du moyen que feu son oncle lui avoit delaissé pour tromper ses ennuis, se mit à contre-pointer [mettre en contre-point] une chanson [DESPER., Contes, CII]
    Un corps de fer, un pourpoint contre-pointé afin de tenir le corps droit et menu [PARÉ, Introd. 2]
    La face de ce grand ciel azuré, paré et contre-pointé de tant de beaux et reluisans diamants [CHARRON, Sagesse, p. 582, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Contre, et pointer.

contre-pointer

CONTRE-POINTER. v. tr. Piquer des deux côtés avec du fil ou de la soie. Contre-pointer une couverture. Contre-pointer une jupe. Contre- pointer du taffetas.

contre-pointer

CONTRE-POINTER. v. tr. T. d'Artillerie. Opposer une batterie à une autre.

contre-pointer


CONTRE-POINTER, v. act. Au propre, piquer des deux côtés avec du fil ou de la soie. Contre-pointer du tafetas, une jupe, une couvertûre.
   * Contre-pointe d'un lit serait suivant la raison, mais l'usage est pour Courte-pointe.
   Contre-pointer se dit, figurément, pour contredire, contre-carrer. "Il prend plaisir à le contre-pointer en tout ce qu'il dit. — Il n'est que du style familier.