contrit, ite

CONTRIT, ITE

(kon-tri, tri-t' ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : kon-tri-z et repentants) adj.
Terme de théologie. Qui est touché du sentiment de ses péchés.
Seigneur, ne rejetez pas un cœur contrit et percé de douleur [, Psaume 50, dans RICHELET]
Ils n'ont jamais eu de pensée d'être contrits de leurs péchés [PASC., Prov. 4]
En général, mortifié, chagrin. Il est bien contrit de cette action.
Il semblait, à me voir, que je fusse aux abois ; Fieubet auprès de Gros-Bois Tient contenance moins contrite [LA FONT., Poésies mêlées, LXXI]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Quant il out lungement esté en oreisun, E jut grant piece en lermes e en afflictiun, En quer [cœur] contrit, del tut en grant devotiun [, Th. le mart. 160]
    Respasseiz vos, ki malade estiez ; car Criz [le Christ] est venuz, ki sainet le contrit de cuer de l'onction de sa misericorde [ST BERNARD, 531]
  • XVe s.
    De cœur contrit [LOUIS XI, Nouv. XI]
  • XVIe s.
    Seigneur, tu ne mespriseras point un cœur contrit et humilié [CALV., Instit. 692]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. contrit ; espagn. et ital. contrito ; du latin contritus, de cum, et tritus, proprement broyé (voy. TRITURE).