convoitable

(Mot repris de convoitables)

CONVOITABLE

(kon-voi-ta-bl') adj.
Que l'on peut convoiter. Cela n'est guère convoitable.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Bien convoitable [ORESME, Thèse de MEUNIER.]

ÉTYMOLOGIE

  • Convoiter.

convoitable

CONVOITABLE. adj. des deux genres Qui peut être convoité, qui est désirable. Un état convoitable. Il vieillit.

convoitable

Convoitable, Concupiscibilis.

convoitable


*CONVOITABLE, adj. CONVOITER, v. a. CONVOITEUX, EûSE, adj. CONVOITISE, s. f. [Kon-voa-table, , teû, teû-ze, tîze: 1re lon. 3e dout. au 1er, é fer. au 2e, lon. aux 3 dern.] Les deux adjectifs sont vieux. Le verbe et le substantif se disent encôre. Desirable, Desirer, Desireux, Desir. "État convoitable. "L'Italie, objet perpétuel des prétentions des Empereurs Grecs, étoit de plus, convoitée par nos Rois. Moreau. "Lothaire convoitoit les États de Charles. Id. "Convoiteux de gloire, de richesses, du bien d'autrui.
   Cette part du récit s'adresse aux convoiteux.
       La Font.
"La convoitise des richesses, des honneurs. Regarder quelque chôse d'un oeil de convoitise.
   La convoitise perdit l'un,
   L'aûtre périt par l'avarice.
       La Font.
"On a plusieurs fois amené des Sauvages à Paris, à Londres et dans d'aûtres Villes: on s'est empressé de leur étaler notre luxe, nos richesses, et tous nos arts les plus utiles et les plus curieux. Tout cela n'a jamais excité chez eux qu'une admiration stupide, sans le moindre mouvement de convoitise. J. J. Rousseau.
   Rem. Tous ces mots ont un sens plus énergique, plus fort que, desirable, desirer, etc. Ils seraient donc bons à rétablir et à employer.