copieux, euse


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COPIEUX, EUSE

(ko-pi-eû, eû-z') adj.
Abondant. Faire un copieux repas. Les selles furent copieuses.
Lorsqu'on fut au fruit, nous leur apportâmes une copieuse quantité de bouteilles des meilleurs vins d'Espagne [LE SAGE, Gil Blas, III, 4]
Abondant, en parlant d'un auteur, d'un style.
C'est le défaut qu'on reproche au grand Amyot, d'être trop copieux en synonymes ; mais nous devons à ce défaut l'abondance de tant de beaux mots et de belles phrases, qui sont les richesses de notre langue [VAUGELAS, Rem. t. II, p. 911, dans POUGENS]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Aussi est-ce le plus utile de bien imiter, mesmes à ceux dont la langue n'est encor bien copieuse et riche [DU BELL., I, 10, verso]
    Il est ainsi abondant et copieux en raisons, et ne trouve jamais fin de son sçavoir, ny de ses discours [, Sat. Mén. p. 237]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. copios ; du latin copiosus ; de copia, abondance (voy. COPIE). On trouve dans les XVIe et XVe siècles copieux pour railleur, moqueur ; mais ce n'est pas le même mot ; copieux en ce sens vient de copier, celui qui copie, qui contrefait.