cornement

CORNEMENT

(kor-ne-man) s. m.
État des oreilles qui cornent.
Bruit que fait un tuyau quand la soupape est ouverte.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    De la vient le tintement ou cornement d'oreilles [PARÉ, IV, 10]

ÉTYMOLOGIE

  • Corner 1.

cornement

Cornement d'oreilles, Tinnitus aurium.

cornement


*CORNEMENT, s. m. CORNER, v. n. [Korneman, korné; 2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Corner, c'est, 1°. Soner d'un cornet, ou d'une corne. "Le Vacher a corné de grand matin: j'ai entendu corner dans le bois. — On le dit, par dérision, de celui qui sone mal du cor: "Il ne fait que corner. — 2°. Parler dans un cornet, pour se faire entendre à un sourd. 3°. V. act. Publier, en parlant de nouvelle: Il a corné cette nouvelle par toute la Ville. Il est du style famil. et critiq.
   Dès qu'en sa tête un stupide enjoué...
   Aura forgé quelque couplet sans verve,
   Ou quelques vers platement effrontés;
   Tout aussi tôt, ces subtils hébétés,
   Iront corner votre nom par la Ville,
   Disant, c'est lui, Messieurs, voilà son style.
4°. Corner aux oreilles de quelqu'un, lui insinuer, lui suggérer avec importunité, quelque chôse. "Voilà ce qu'on lui a corné aux oreilles. = 5°. On dit figurément, que les oreilles cornent, quand on a un bourdonement dans les oreilles: et pour dire à quelqu'un qu'on a beaucoup parlé de lui, on dit proverbialement, les oreilles doivent vous avoir bien corné. Voyez OREILLES. Sur quoi l'on dit en riant, que quand on parle bien de nous, c'est l'oreille droite qui nous corne, ou nous tinte; et que c'est l'oreille gauche, quand on en parle mal. = * Cornement d'oreilles, s'est dit aûtrefois dans ce dernier sens (n°. 5°) On dit aujourd'hui tintement.