corvéable


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corvéable

adj.
À l'époque féodale, se disait d'une personne assujettie à la corvée.
Taillable et corvéable à merci

CORVÉABLE

(kor-vé-a-bl') adj.
Qui est sujet aux corvées.
Nous étions la gent corvéable, taillable et tuable à volonté, nous ne sommes plus qu'incarcérables [P. L. COUR., I, 164]
Substantivement. Les corvéables. Le corvéable devait travailler depuis le soleil levant jusqu'au soleil couchant ; mais on devait lui laisser un temps raisonnable pour prendre sa nourriture et faire paître son bétail.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Les tenanciers sont corveables à misericorde ; mais les cours superieures ont accoustumé de les reduire à douze [corvées] par années [LOISEL, Instit. liv. VI, tit. 6]
    Gens de condition mainmortable, taillables haut et bas, courveables à volonté, justiciables en toute justice, ne sont point receuz en tesmoignage pour le seigneur duquel ils sont hommes [, Coust. gén. t. I, p. 846]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. CORVÉE.

corvéable

CORVÉABLE. adj. des deux genres. T. de Droit ancien. Qui était sujet à la corvée. Selon d'anciennes coutumes féodales, le peuple était réputé corvéable et taillable à merci.

corvéable


CORVÉABLE, s. m. CORVÉE, s. fém. [2e é fer. long au 2d.] La corvée est un travail et service dû au Seigneur par ses vassaux. Corvéables sont ceux qui sont sujets à des corvées. "Il doit tant de corvées; on a commandé les corvéables. — Figurément, travail ingrat. Il se dit par extension de toute sorte de fatigues. "Mde. de Coulanges m'envoie proposer de l'aller prendre pour aller dîner à Versailles, chez Mr. de Louvois. Je vais donc faire cette petite corvée. Sév.