coterie

coterie

n.f. [ anc. fr. cotier, association de paysans ]
Péjor. Groupe de personnes qui se soutiennent pour faire valoir leurs intérêts : Une coterie littéraire caste, chapelle, clan

COTERIE

(ko-te-rie) s. f.
Mot ancien, qui signifiait un certain nombre de paysans, unis ensemble pour tenir les terres d'un seigneur.
Aujourd'hui, compagnie de personnes qui vivent entre elles familièrement, ou qui cabalent dans un intérêt commun.
Cela l'avait rendu si cher dans toutes leurs coteries, que.... [HAMILT., Gramm. 10]
Deux années ne passent point sur une même coterie ; il y a toujours, dès la première année, des semences de division, pour rompre dans celle qui doit suivre [LA BRUY., VII]
On n'a qu'à s'informer de leurs sociétés, de leurs coteries [J. J. ROUSS., Hél. II, 14]
Ce qui m'empêchait de vous écrire, c'étaient les coteries [clubs] auxquelles je me trouve livré aujourd'hui [P. L. COUR., Lett. I, 16]
Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie, moi qui m'étais moqué quarante ans des coteries littéraires ? [ID., I, 121]
Voltaire et sa coterie Sont à l'index en Barbarie [BÉRANG., Ste all.]
Là, chaque coterie a ses arrangements ; Chacun y fait emplette et d'amis et d'amants [DELILLE, Trois règnes, III]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Trente six mencaudées de terre tenues en coterie du seigneur de Falesque [DU CANGE, coteria.]
  • XVe s.
    Comme Robin de Chaumont escuier tenist en fief et coterie certaines terres de Jehan de Gouy.... [ID., ib.]
    Tenir en cotterie par l'usage de coustume localle, si est tenir toutes terres en possession de main ferme, c'est à dire qui n'est tenu en fief que rurallement, on appelle entre les coustumiers terre vilaine, et ne doit hommage, service, ost ne chevauchée, fors la rente au seigneur aux termes accoustumez et à la mort double rente en plusieurs lieux [BOUTEILLER, Somme rural, titre 84]
  • XVIe s.
    En vilainie, cotterie [biens tenus à cens cottier ou sur cens] ou roture, n'y a bail [il n'y a pas de gardien ou baillistre des héritages] [LOYSEL, 189, 547]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-latin, coteria, société de villageois réunis pour tenir d'un seigneur quelque héritage, de cota, cabane (voy. COTTAGE). Diez, à tort, le tire de cote, quote-part.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    COTERIE. Ajoutez :
    Société d'ouvriers, espèce de compagnonnage.

coterie

COTERIE. n. f. Société de personnes qui favorisent ceux qui font partie de leur groupe et cabalent contre ceux qui sont en dehors de ce groupe. Toute la ville était partagée en coteries animées les unes contre les autres. Langage, opinion de coterie. Coterie littéraire, politique.

coterie


COTERIE, s. f. [2e et dern. e muet; 3e lon.] Compagnie des gens du quartier, de la famille ou de parties de plaisir, etc. Faire coterie avec quelqu'un: "Ils sont de même coterie: il ne va pas dans le monde: il s'en tient à quelques coteries peu bruyantes. — Suivant l'Auteur des Réflexions, ce mot n'est bon que dans le style familier. Société est plus noble,et se dit d'une compagnie d'honêtes gens. — Coterie vient aparemment de ce que dans ces sociétés chacun y fournit sa quote part.

Synonymes et Contraires

coterie

nom féminin coterie
Personne qui se soutiennent.
bande, cabale, cénacle, chapelle, clan, colonie, faction, secte -familier: clique, mafia -littéraire: camarilla.
Traductions

coterie

Mischpoke

coterie

clique, set

coterie

camarilla

coterie

زمرة

coterie

小圈子

coterie

小圈子

coterie

同人

coterie

[kɔtʀi] nfset