cotir

(Mot repris de coties)
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COTIR

(ko-tir) v. a.
Meurtrir, en parlant des fruits. La grêle a coti ces poires.
Coti est un terme populaire et assez barbare qu'on dit en fait de fruits qui, étant tombés sur quelque chose de dur, se sont meurtris ou froissés en dedans sans être écorchés ou entamés en dehors [LA QUINTINYE, dans MÉNAGE]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Li flots la [roche] hurtent et debatent, Et tous jors à li se combatent, Et maintes fois tant i cotissent Que toute en mer l'ensevelissent [, la Rose, 5951]
  • XIVe s.
    En procedant de paroles à fait, il feri ledit Lorrain, et coti la teste au mur [DU CANGE, costris.]
  • XVe s.
    Tu m'as trop lourdement coyssy, Je suis tout ronps et tout froissy [, Martyre de S. P. et de S. P.]
  • XVIe s.
    Cottir, heurter de la teste et des cornes : les daims cottissent l'un contre l'autre [NICOT, ]
    Nous ferons librement cottisans sur la terre Pesle mesle choquer nos lances de lierre [dans des bacchanales] [J. TAHUREAU, Poésies, p. 82, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Saintong. coter, tomber lourdement, cotit, meurtrissure par un coup ; parler de Loudéac (Côtes-du-Nord), cotir, fêler, casser. Étymologie inconnue. Il y a dans l'espagnol cotin, coup d'arrière-main, revers (et aussi cutir, frapper, mais que Diez rattache, à cause du sens de se battre pour, hypothétiquement au latin competere, s'appuyant sur conterere qui a donné cutrir). Il est vraisemblable que cotir est le simple qui se trouve en composition dans le provençal per-cutir, du latin percutere, dans l'espagnol re-cudir, re-codir, du latin recutere, repousser.

cotir

COTIR. v. a. Meurtrir. Il est populaire, et ne se dit qu'en parlant Des fruits. La grêle a coti ces poires, ces pommes.