cotonner

COTONNER

(ko-to-né) v. a.
Remplir de coton.
Se cotonner, v. réfl. En parlant de certaines étoffes, se couvrir d'une certaine bourre. Le drap d'Espagne se cotonne. Absolument. Ce drap cotonne.
Se couvrir d'une sorte de coton ou duvet. Ses joues commencent à se cotonner.
En parlant des fruits, prendre une pulpe molle et spongieuse. Ces pêches se sont cotonnées.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Tous lesquels coings sont cottonnés, mais plus les moiens et dorés que les autres, comme marque de bonté [O. DE SERRES, 690]
    Les peupliers ont la fueille cotonnée d'un costé, mais plus les uns que les autres [ID., 800]
    En lieu d'un teint vermeil une barbe follette Cotonne son menton.... [RONS., 713]

ÉTYMOLOGIE

  • Coton.

cotonner

COTONNER (SE). v. pron. Se couvrir d'un léger duvet analogue au coton.

Il se dit principalement des Étoffes. Le drap d'Espagne se cotonne. Cette toile s'est cotonnée. On dit aussi intransitivement Cette étoffe cotonne.

Ces artichauts, ces raves, ces pommes, etc., se cotonnent, Leur substance devient mollasse et spongieuse comme du coton.