coton

(Mot repris de cotons)

coton

n.m. [ it. cotone, de l'ar. ]
1. Fibre textile naturelle qui recouvre les graines du cotonnier.
2. Fil ou étoffe que l'on fabrique avec cette fibre : Du coton à broder. Un tee-shirt en coton.
3. Morceau d'ouate, de coton hydrophile : Un coton imbibé de lotion.
Avoir les jambes en coton,
avoir de la peine à se tenir debout, se sentir très faible.
Coton hydrophile,
matière formée des poils de la graine du cotonnier débarrassés des substances grasses qui les imprègnent et douée d'un grand pouvoir absorbant.
Élever un enfant dans du coton,
le protéger de façon excessive.
Filer un mauvais coton,
Fam. être très malade ; se trouver dans une situation difficile.
adj. inv. Fam.
Qui présente de nombreuses difficultés : Des problèmes coton à résoudre ardu, difficile ; simple

COTON

(ko-ton) s. m.
Nom donné à une sorte de bourre végétale qui, formée de filaments longs et ténus, environne les semences du cotonnier, arbre que l'on cultive dans l'Inde, aux États-Unis, dans l'Égypte et, depuis peu, dans l'Algérie.
L'arbrisseau qui fournit le coton à nos manufactures demande un sol sec et pierreux ; il préfère celui qui est déjà familiarisé par la culture [RAYN., Hist. phil. XI, 28]
Chaque loge, en s'ouvrant, laisse apercevoir plusieurs graines arrondies, enveloppées d'une bourre blanche, qui est le coton proprement dit [ID., ib.]
Le bois dont le coton vient blanchir les rameaux [MALFIL., Génie de Virg.]
Coton en laine, coton brut. Toile, étoffe de coton.
Cette multitude, qui a peu de besoins, est presque nue ou est vêtue de coton, c'est-à-dire d'un produit si abondant qu'un arpent peut fournir de quoi habiller trois ou quatre cents personnes [CONDILLAC, Comm. gouv. part. I, ch. 25]
Tricot de coton.
Il était un roi d'Yvetot.... Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton [BÉRANG., Yvetot.]
Jeter son coton, se dit de certaines étoffes qui se couvrent d'une sorte de bourre. Cela jettera un beau coton, se dit d'une chose qui, mal entreprise, produira de mauvais effets. Locution basse, remarque DE CAILLIÈRES, 1690. Cet homme jette un vilain coton, il file un mauvais coton ; sa santé, son crédit, sa réputation est fortement compromise. Fig. Élever un enfant dans du coton, l'élever trop mollement.
Le laquais du coadjuteur, qui était à la Trappe, est revenu à demi-fou, n'ayant pu supporter ces austérités ; on cherche un couvent de coton pour l'y mettre [SÉV., 42]
Gouvernez-la bien, divertissez-la, amusez-la, enfin mettez-la dans du coton, et nous conservez cette chère et précieuse personne [SÉV., t. I, Lettre inédite, p. 201, dans POUGENS]
Par plaisanterie, porte-coton, valet de garde-robe.
Duvet long, entre-croisé et crépu, qui recouvre la surface de certaines feuilles ou d'autres parties de quelques végétaux.
Leurs fleurs tendres et délicates, et, durant l'hiver, enveloppées comme dans un petit coton [BOSSUET, Connaiss. V, 2]
Poil follet qui vient aux joues et au menton des jeunes gens.
À peine son menton S'était vêtu de son premier coton [LA FONT., Remède.]
Vraiment sur votre menton La main de l'aimable jeunesse N'a mis encor que son coton [VOLT., Ép. 42]
Et ne tarderont ses conquêtes [du fils d'Henri IV], Qu'autant que le premier coton Qui de jeunesse est le message, Tardera d'être en son visage Et de faire ombre à son menton [MALH., III, 1]
À peine adolescent, de son léger coton La jeunesse en sa fleur ombrage son menton [DELILLE, Énéide, IX]
Coton-poudre, ou coton azotique, ou fulmi-coton, substance explosive qu'on obtient par l'action de l'acide azotique sur le coton.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et li atachierent la crois en un grant chapel de coton [ouatte] par devant, pour ce que il voloit que tous le veissent [VILLEH., XL]
    Quiconques est chapelier de coton à Paris, il doit jurer seur sains qu'il fera bone œuvre et leal [, Liv. des mét. 251]
    Il peut metre devant son pis et devant son ventre un contrecuer de teille et de coton [, Ass. de J. I, 170]
    Il li lancerent le feu grejois qui se prist en la tour, qui estoit faite de planches de sapin et de telle [toile] de coton [JOINV., 245]
  • XVe s.
    Je cognoys approcher ma soif, Je crache blanc comme cotton Jacobins aussi gros que un oef [VILLON, Grand testament.]
  • XVIe s.
    L'arbrisseau, portant le cotton, jette des petites pommes, lesquelles, s'approchans de maturité, s'entr'ouvrent en croix à la pointe, comme la grenade, par là faisant jour au cotton [O. DE SERRES, 717]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. coton ; catal. cotó ; espagn. algodon ; portug. cotão ; de l'arabe qothon ou, avec l'article, al qothon.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    COTON. Ajoutez :
    Coton soluble, synonyme de coton-poudre ou pyroxyle, [, Lettre commune des douanes, 20 déc. 1876, n° 334]
    Coton de verre, verre étiré en fils si ténus qu'ils ressemblent à de la soie ou à du coton, [, Journ. offic. 10 janv. 1877, p. 235, 3e col.]

coton

COTON. n. m. Sorte de bourre végétale, composée de filaments longs, fins, soyeux, qui enveloppe les graines d'un arbuste appelé Cotonnier. Coton des Indes, de Géorgie, d'Égypte. Coton longue soie. Coton courte soie. Coton brut. Coton filé. Coton cardé. Coton épluché. Balle de coton. Toile de coton. Étoffe de coton. Bas de coton. Matelas de coton. Couverture de coton. Chemise de coton. Bonnet de coton. Papier de coton. Se boucher les oreilles avec du coton.

Fig. et fam., Élever un enfant dans du coton, L'élever trop mollement.

Il se dit, par extension, d'une Espèce de duvet formé de poils longs, entrecroisés et crépus, qu'on observe à la surface des fruits, des feuilles, etc., de certains végétaux.

Il se dit également de Certaine bourre qui enveloppe le bourgeon de la vigne et de quelques autres arbres.

Il se dit aussi figurément du Poil follet qui vient aux joues et au menton des jeunes gens. Son menton commençait à se couvrir du premier coton.

Cette étoffe jette son coton, du coton, se dit d'une Étoffe qui se couvre d'une espèce de bourre, de duvet, semblable à du coton.

Fig. et fam., Filer un mauvais coton se dit de Quelqu'un dont la santé décline au point de donner les plus graves inquiétudes, et aussi de Quelqu'un qui est sur une pente dangereuse où il risque de perdre sa fortune son crédit, sa réputation, sa probité.

COTON-POUDRE. Voyez FULMICOTON.

coton


COTON, s. m. COTONIER, s. m. [3e é fer. nié.] Le coton est une espèce de laine qui vient sur un arbuste, qu'on nomme cotonier. — Figurément et poétiquement, poil folet, qui vient au menton et aux joues des jeunes gens.
   Le premier coton,
   Qui de jeunesse est le message.       Malh.
= Duvet qui vient sur de certains fruits, et sur les boutons de la rôse et de quelques plantes. = Boûrre qui envelope le bourgeon de la vigne et de quelques arbres. = Une étofe jette son coton, ou du coton, quand elle jette une espèce de boûrre ou de duvet. = En style proverbial, on dit d'un homme dont la réputation et les afaires sont ruinées, qu'il jette un vilain coton, et ironiquement, un beau coton.

Synonymes et Contraires

coton

adjectif coton
Qui est difficile.
ardu, difficile -familier: calé, trapu, vache.
Traductions

coton

Baumwolle, Kattun, Watte, Baumwollstoffcotton, raw cottonkatoen, katoenenweefsel, ruwekatoen, dons [bladeren], katoen(plant), mist, nevel, plukje watten, ruwe katoenכותנה (נ), מוך (ז), כֻּתְנָה, מוֹךְ, כותנהkatoenقطن, قُطْنcotóbavlnabomuld, bomuldstrådkatuno, kotonoalgodón, cotonada, hilopuuvill, vattpuuvilla, ompelulankapamutkapas, kapuk, katunbaðmull, bómullcotone, filo di cotone綿, コットン, わた, 糸bomullalgodãoхлопок, вата, хлопковая нитьbombažbomull, bomullstrådnguopamukбавовникβαμβάκι, 棉线, 棉花pamuk면, 목화bawełnaผ้าฝ้าย, ฝ้าย ผ้าฝ้ายbông, vải cottonпамук棉花 (kɔtɔ̃)
nom masculin
1. tissu une chemise en coton
2. matière blanche utilisée pour les soins

coton

[kɔtɔ̃]
nmcotton
une chemise en coton → a cotton shirt
100% coton → 100% cotton
adj inv (= ardu ou délicat) [problème] → tricky
ça va être coton → it's going to be tricky
plutôt coton → rather tricky
coton hydrophile nmcotton wool (Grande-Bretagne), absorbent cotton (USA)