couchée

COUCHÉE

(kou-chée) s. f.
L'endroit où l'on couche en voyage.
Et la couchée encore assez distante [LA FONT., Orais.]
Il n'y a qu'une couchée d'ici à Vannes [SÉV., 568]
Je vous suis à toutes vos couchées ; vous serez demain à Châlon, où vous trouverez une de mes lettres [ID., 333]
Mademoiselle pleura de la séparation de tout ce qu'elle connaissait ; mais on sut après, qu'elle s'était consolée dès la première couchée [SAINT-SIMON, 62, 35]
Zadig suivit l'ermite à la dernière couchée [VOLT., Zadig, 20]
Il passa la journée à méditer ce beau dessein, et il en remit l'exécution à la première couchée [LE SAGE, Gil Blas, I, 3]
Le souper et le logement des voyageurs dans une hôtellerie.
J'y entrai sans un sou pour payer ma couchée [J. J. ROUSS., Conf. IV]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Puis après, pour faire une entrée honorable à Paris, avoit pris sa couchée à Sainct-Denis [D'AUB., Hist. I, 205]

ÉTYMOLOGIE

  • Couché ; provenç. colcada.

couchée

COUCHÉE. n. f. Lieu où on loge la nuit en faisant voyage. Il y a tant de lieues jusqu'à la couchée. Nous nous rencontrâmes à la couchée.

Il se dit aussi du Souper et du logement des voyageurs dans l'hôtellerie. Il nous en coûta tant pour notre couchée. Il a vieilli dans ces deux acceptions.

couchée


COUCHÉE, s. f. [2e é fer. et long, 3e e muet.] Lieu où l'on loge la nuit en faisant voyage. "Je vous suis à toutes vos couchées. Sév.