coupe-choux

COUPE-CHOUX

(kou-pe-chou) s. m.
Frère coupe-choux, religieux qui n'est d'aucune considération dans son couvent, et, par dérision, un moine.
Ah ! préférez à leur audace [de Voltaire et des siens] L'esprit d'un frère coupe-choux [BÉRANG., Missionn. de Montrouge.]
Par extension, homme sans considération.
Le duc de Béthune, son mari, n'était qu'un frère coupe-choux qu'on tolérait à cause d'elle [SAINT-SIMON, 302, 182]
Coupe-chou ; au plur. Des coupe-choux, nom qu'on a donné, par ironie, à un sabre très court porté par les fantassins.

ÉTYMOLOGIE

  • Couper, et chou ; dénomination passée sans doute du frère chargé du soin des légumes à un sens de moquerie.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • COUPE-CHOUX. Ajoutez : - REM. Richelieu appelait Mazarin son frère coupe-choux.
    Vous saurez par M. de Sevigni que, si nous n'eussions envoyé la montre d'ici, l'armée d'Italie était perdue ; à cela je vous dirai que la présence du cardinal de Richelieu et de son frère coupechou (sic) Mazarin n'ont pas été inutiles [RICHELIEU, Lett. etc. 1642, t. VII, p. 119]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Jehan Cope-cho, boucher [BOURQUELOT, Un scrutin au XIVe siècle, dans Mém. de la Soc. nationale des antiquaires de France, t. XXI, p. 481]