courtiser

(Mot repris de courtisais)

courtiser

v.t.
1. Faire la cour à une femme : Il courtise sa voisine.
2. Litt. Flatter une personne importante par intérêt : Beaucoup de gens le courtisent parce qu'il est apparenté à un député.

courtiser

(kuʀtize)
verbe transitif
1. femme faire la cour à une femme Cette femme est très belle, tous les hommes la courtisent.
2. personne flatter qqn en espérant obtenir des avantages courtiser les dirigeants d'une grande entreprise

courtiser


Participe passé: courtisé
Gérondif: courtisant

Indicatif présent
je courtise
tu courtises
il/elle courtise
nous courtisons
vous courtisez
ils/elles courtisent
Passé simple
je courtisai
tu courtisas
il/elle courtisa
nous courtisâmes
vous courtisâtes
ils/elles courtisèrent
Imparfait
je courtisais
tu courtisais
il/elle courtisait
nous courtisions
vous courtisiez
ils/elles courtisaient
Futur
je courtiserai
tu courtiseras
il/elle courtisera
nous courtiserons
vous courtiserez
ils/elles courtiseront
Conditionnel présent
je courtiserais
tu courtiserais
il/elle courtiserait
nous courtiserions
vous courtiseriez
ils/elles courtiseraient
Subjonctif imparfait
je courtisasse
tu courtisasses
il/elle courtisât
nous courtisassions
vous courtisassiez
ils/elles courtisassent
Subjonctif présent
je courtise
tu courtises
il/elle courtise
nous courtisions
vous courtisiez
ils/elles courtisent
Impératif
courtise (tu)
courtisons (nous)
courtisez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais courtisé
tu avais courtisé
il/elle avait courtisé
nous avions courtisé
vous aviez courtisé
ils/elles avaient courtisé
Futur antérieur
j'aurai courtisé
tu auras courtisé
il/elle aura courtisé
nous aurons courtisé
vous aurez courtisé
ils/elles auront courtisé
Passé composé
j'ai courtisé
tu as courtisé
il/elle a courtisé
nous avons courtisé
vous avez courtisé
ils/elles ont courtisé
Conditionnel passé
j'aurais courtisé
tu aurais courtisé
il/elle aurait courtisé
nous aurions courtisé
vous auriez courtisé
ils/elles auraient courtisé
Passé antérieur
j'eus courtisé
tu eus courtisé
il/elle eut courtisé
nous eûmes courtisé
vous eûtes courtisé
ils/elles eurent courtisé
Subjonctif passé
j'aie courtisé
tu aies courtisé
il/elle ait courtisé
nous ayons courtisé
vous ayez courtisé
ils/elles aient courtisé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse courtisé
tu eusses courtisé
il/elle eût courtisé
nous eussions courtisé
vous eussiez courtisé
ils/elles eussent courtisé

COURTISER

(kour-ti-zé) v. a.
Faire sa cour à une personne.
On t'honore dans Rome, on te courtise, on t'aime [CORN., Cinna, V, 1]
Il courtisait le peuple en vous servant vous-même [M. J. CHÉN., Tibère, III, 1]
[Je n'ai] Ni d'un peuple avili courtisé la faveur [ID., ib.]
Courtiser une femme, chercher à lui plaire. Fig.
Et, tel qu'un souverain, De loin et sur la foi d'une vaine peinture, Par ses ambassadeurs courtisa la nature [DELILLE, Homme des champs, III]
Courtiser les muses, s'adonner à la poésie.
Juge si, toujours triste, interrompu, troublé, Lamoignon, j'ai le temps de courtiser les muses [BOILEAU, Épît. VI]
On dit dans le même sens : courtiser la gloire, la fortune. Courtiser le malheur, rendre un juste hommage à quelque noble infortune.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Puis t'envoiai à Paris cortoier à quatre cens [avec quatre cents chevaliers], sans point de mensongier [, Raoul de C. 45]
  • XIIIe s.
    Et li dites.... Qu'il vaingne aprendre à cortoier [, Ren. 18940]
  • XVe s.
    L'amour je laisserai faire Et les dames courtiser, Il ne me faut plus qu'à boire D'autant et me reposer [BASSELIN, XXX.]
    On va disant que j'ai fait une amie ; Mais je n'en ai point encore d'envie ; Je ne sauroy assez bien courtiser [ID., XLIX.]
  • XVIe s.
    Le premier où j'ay leu courtizer est dans la poesie d'Olivier de Magny, parole qui nous est pour le jour d'hui fort familiere [PASQUIER, Recherches, liv. VIII, p. 662, dans LACURNE]
    Des François on ne sçait plus faire un corps d'armée constant et reglé.... c'est au commandant de suyvre, courtizer et plier, à luy seul d'obeir ; tout le reste est libre et dissolu [MONT., IV, 199]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. COURTOIS ; saintongeois, courtoiser ; provenç. cortejar, cortezar ; espagn. cortejar ; ital. corteggiare. Cortoier, de l'ancien français, signifiait être à la cour du prince, du seigneur ; courtiser est plus récent. On a dit aussi beaucoup au XVIe siècle courtisaner.

courtiser

COURTISER. v. tr. Faire sa cour à quelqu'un dans l'espérance d'en obtenir quelque chose. Courtiser les grands. Il courtise ce vieillard dans l'espoir d'en hériter.

Courtiser une femme, une jeune fille, Être assidu auprès d'elle, chercher à lui plaire. Il est galant, il courtise les dames. Il a épousé cette jeune fille qu'il courtisait depuis longtemps.

Fig., Courtiser les Muses, S'adonner aux lettres, et particulièrement à la poésie.

courtiser

Courtiser, act. acut. Est faire la court par suyte et offices d'obedience et respect à un plus grand. Du Bellay en a ainsi usé Curialia obsequia alicui praestare, aliquem huiusmodi obsequiorum officijs colere, comiter aliquem omni curiali officio obseruare beneuolentiam magnatum ambire.

courtiser


COURTISER, v. a. [Kourtizé; 3eé fer. devant l'e muet l'i est long: Il courtise, il courtisera, etc.] Faire la cour à quelqu'un, dans l' espérance d'en obtenir quelque chôse. La Touche dit que dans le sens de faire l'amour, ce terme est vieux, et que l' on ne s'en sert que dans le burlesque; mais que dans le sens de faire sa cour, il est encôre en usage: il faut ajouter, mais seulement dans le style familier, badin ou critique. "Je ne saurois courtiser persone. "Il courtise ce vieillard pour avoir sa succession. "Courtiser les Dames; être assidu auprès d'elles, pour leur plaire. "Il est galant, il courtise les Dames. "Il y a long-temps qu'il courtise une telle. Dans ce dernier exemple, qui est de l'Acad., courtiser paraît avoir le sens de faire l'amour; et je crois, comme La Touche, que ce mot est vieux dans ce sens-là. = On dit figurément, courtiser les Muses; être adoné aux Belles-Lettres, sur-tout à la Poésie.
   Rem. Suivant le Dict. de Trév., courtiser vieillit, et c'est depuis long temps; car on le dit vieux tout au comencement du siècle. On y ajoute, qu'il n'est bon que dans le style bâs, familier et burlesque. C'est beaucoup trop dire. Dans le Rich. Port. on dit seulement, style familier. — L'Acad. qui le borne aussi à ce style, avertit qu'il ne se dit pas d'un sujet à l' égard de son Souverain. Ainsi, l'on ne doit pas dire, il courtise assidument le Roi: il faut dire, il fait assidument sa cour au Roi. — J'ajoûte, qu'on ne le dit d'un particulier à l'égard d'un Grand, d'un Prince, que pour se moquer et pour critiquer.
   Rousseau, parlant de la vertu, dit:
   Quel espoir de bonheur lui peut être permis,
   Si, pour avoir la paix, il faut qu'elle s'abaisse
   À~ toujours se contraindre, et courtiser sans cesse
   Jusqu'à ses ennemis?
   Courtiser, est bien placé en cet endroit, mais il ne ferait pas également bien âilleurs dans le style relevé.

Synonymes et Contraires

courtiser

verbe courtiser
2.  Faire la cour à une femme.
Traductions

courtiser

court, make up to, woo

courtiser

den, Hof, machen

courtiser

cortejar

courtiser

udvarol

courtiser

corteggiare

courtiser

namorar

courtiser

[kuʀtize] vt → to court, to woo
court métrage nm (CINÉMA)short, short film