coutil

(Mot repris de coutils)

coutil

[ kuti] n.m. [ de coute, forme anc. de couette ]
Toile robuste de coton, utilisée pour la confection de vêtements de travail ou de chasse : Le jardinier porte un pantalon de coutil bleu.

COUTIL

(kou-ti ; l'l ne se prononce jamais) s. m.
Toile serrée et lissée, propre à envelopper des matelas, des oreillers, à faire des tentes, des habits d'été, des robes.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Doivent de chascun drap en carete ou en car un denier, et del keutil un denier [TAILLIAR, Recueil, p. 25]
  • XVe s.
    Toiles, coutis, or, argent en plate et en vaisselles [FROISS., II, II, 188]
    Apporterent grant pillage de coutils, de charroy, de pourveances [ID., liv. II, p. 225, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Couette, par l'intermédiaire de l'ancien franç. keute.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • COUTIL. - HIST. Ajoutez :
  • XVIe s.
    Comme s'i. eust vendu autant de drogues en gros, que les Pepoli de Raguse ou les Pihiers de couetils [, Œuvres facétieuses de Noël du Fail, Paris, 1874, t. II, p. 179]
    Dans le haut Maine on dit encore coetil, et Robert Estienne donne la forme coiti, qui se retrouve dans le patois normand [, Rev. critique, 20 mars 1875, p. 188]

coutil

COUTIL. (On ne prononce pas l'L.) n. m. Toile faite de fil de chanvre ou de lin, mélangée quelquefois de coton, lissée et serrée.

coutil

un Coutil, Coitte de lit, un lit de plume, ou de bourre, ou de laine, Culcitra.

coutil


COUTIL, s. m. [On ne pron. point. l'l. Le Rich. Port. met aussi coutis. Trév. et l'Acad. ne mettent que le 1er.] Toile lissée et fort serrée, qui sert à faire des lits de plume, des tentes, etc.

Traductions

coutil

traliccio