couverture


Recherches associées à couverture: couverture chauffante

couverture

n.f.
1. Pièce d'étoffe, de fourrure, etc., destinée à protéger du froid : Une couverture de laine.
2. Ce qui couvre un bâtiment, en constitue le toit : Les maisons bretonnes ont des couvertures d'ardoise
3. Enveloppe de protection d'un livre, d'un cahier : Une couverture cartonnée
jaquette : Ce top-model fait la couverture de tous les magazines
a sa photo sur la couverture
4. Ce qui couvre, garantit, protège : Ce contrat d'assurance vous garantit une bonne couverture.
5. Compte rendu d'un événement, d'une série d'événements fait par les médias : Couverture télévisée des inondations.
6. Occupation, activité qui dissimule des opérations clandestines, illicites : Cette société d'importation n'est qu'une couverture.
Couverture sociale,
protection dont bénéficie un assuré social.
Tirer la couverture à soi,
chercher à s'attribuer tout le mérite d'un succès, tout le profit d'une affaire.

COUVERTURE

(kou-vèr-tu-r') s. f.
Toile, drap, étoffe quelconque qu'on étend ou qu'on dresse sur une chose pour la couvrir. Couverture de canapé.
Les capuchons sont les plus anciennes couvertures de tête que les ecclésiastiques aient portées à l'église [THIERS, Hist. des perruques, ch. 4]
Papier, peau, etc. qui sert à couvrir un livre. La couverture d'un livre. Une riche couverture. On dit plutôt reliure, quand la couverture est en peau.
Absolument, la couverture d'un lit. Une couverture de laine.
Il mit la tête sous les couvertures [HAMILT., Gramm. 9]
De peur que son père ne découvrît par la lumière qui était dans sa chambre toutes les nuits, qu'il les passait à travailler, il étendait devant sa fenêtre les couvertures de son lit qui ne lui servaient plus qu'à cacher qu'il ne dormait pas [FONTEN., Hartsoeker.]
Des domestiques qui étaient entrés dans sa chambre lui jetèrent des couvertures sur la tête et l'étouffèrent [Démétrius] [ROLLIN, Hist. anc. t. VIII, p. 576, dans POUGENS]
Faire la couverture, replier le drap et la couverture et préparer le lit de façon à ce qu'il n'y ait plus qu'à se glisser dedans. Mettre un homme dans la couverture, le berner ; et fig. se moquer de lui.
Je fus berné vendredi après dîné.... j'eus beau crier et me défendre ; la couverture fut apportée, et quatre des plus forts hommes du monde furent choisis pour cela [VOIT., Lett. 9]
Une des choses qui m'effrayait le plus était que, lorsque j'étais bien haut et que je regardais en bas, la couverture me paraissait si petite, qu'il me semblait impossible que je retombasse dedans [ID., ib.]
Fig. Tirer la couverture à soi, de son côté, se faire sa part plus grosse qu'il ne serait juste.
Pièce d'étoffe en fil ou en laine, plus ou moins ornée, et attachée par un surfaix sur le corps des animaux et surtout des chevaux, pour les protéger contre le froid, la malpropreté, les insectes.
Terme de jardinage. Objet mauvais conducteur du calorique, employé par les jardiniers pour protéger les semis ou plantes contre le froid ou les rayons du soleil, et qui est fait de paille de litière, de feuilles, de branches sèches, de paillassons, de caisses en bois, de cloches.
Ce qui forme la surface extérieure d'un toit. Couverture en tuile, en chaume, etc.
Le droit, en Espagne, de se couvrir devant le souverain, droit dont l'octroi est l'objet d'une certaine solennité. D'abord le nouveau grand ou celui qui succède à un autre, car cela est pareil pour la couverture, visite tous les grands ; j'y menai mon fils ; ensuite il en choisit un pour être son parrain.
.... Je remarquai la bonté du roi, qui, en peine que mon fils manquât à se couvrir à temps, lui fit deux fois signe de le faire comme il se relevait de son inclination après le cobrios [couvrez-vous] ; il obéit, et s'étant couvert, il fit, comme c'est l'usage, un remercîment au roi de demi-quart d'heure, pendant lequel il mit quelquefois la main au chapeau et le souleva deux fois, à une desquelles le roi mit la main au sien [SAINT-SIMON, 576, 254]
La couverture de mon second fils se fit le 1er février, jour pour jour, précisément quatre vingt-sept ans depuis la réception de mon père au parlement, comme duc et pair de France [ID., 589, 81]
Fig. Prétexte, masque, faux-semblant. Des excuses de mal faire et des couvertures de crimes.
Puis outre le saint vœu qui sert de couverture.... [RÉGNIER, Sat. XII]
L'étroite parenté leur sert de couverture [TRISTAN, Mort de Chrispe, II, 2]
C'est pour servir de prétexte et de couverture à l'avarice et à l'ingratitude [PATRU, Plaidoy. 9, dans RICHELET]
Il paraît que tout ce qu'il [Henri VIII] publia sur l'embarras de sa succession ne fut qu'une couverture, tant de ses nouvelles amours que du dégoût qu'il avait conçu de la reine sa femme [BOSSUET, Var. VII, § 51]
Il fallait trouver quelque couverture à un défaut si visible [ID., ib. X]
M. le Prince, sensible à la gloire d'une couronne pour un gendre qu'il estimait, cachait sous cette couverture la joie du repos de sa famille [SAINT-SIMON, 48, 62]
Terme de banque et de commerce. Provisions, cautions données pour assurer un payement. Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai de bonnes couvertures Terme de bourse. Dépôt de titres ou d'espèces exigé souvent du client par l'intermédiaire pour diminuer les risques que ce dernier a à courir dans la conclusion des marchés à terme.
10° Morceau de gros acier forgé recouvrant un morceau d'acier fin. Plaque d'une serrure. Planches inclinées pour garantir de la pluie des piles de bois.
11° S. f. plur. Plumes recouvrant le dessus et le dessous des pennes des ailes et de la queue des oiseaux.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E [tu] dunas à mei la coverture de la tue salut, e la tue destre receut mei [, Liber psalm. p. 20]
    À ma dolor n'a mestier couverture ; Si souspris sui, que je ne sai que faire [, Couci, p. 126]
    Por ce ke il puist ferir et ocire les devotes pensées, s'atapist il desor la covreture de dolor [, Job, 446]
    Fiert soi [le feu] es tours, et el maistre clochier ; Les covretures covint jus trebuchier [, Raoul de C. 60]
  • XIIIe s.
    Toute la couverture [du lit] à ses deus mains [elle] saisi [, Berte, LXXXIX]
    La covreture de la sele Ert d'un brun paile de Castele [, Fl. et Bl. 1187]
  • XVe s.
    Et le bourgeois qui trahit les avoit, se mit à fuire par couverture avec eux [afin de couvrir sa trahison] [FROISS., I, I, 190]
    Je vous vouldroye prier que vous me prestissiez ung de ces escus à porter à ceste assemblée et les couvertures [cottes] et tout l'autre habillement [, Lancelot du lac, t. III, f° 116]
    Sire chevalier, que povez vous avoir de ainsi seigner ? Certes, dit Nero par couverture [feinte], c'est pour la douleur de ma playe qui se est reprinse à seigner [, Perceforest, t. V, f° 33]
  • XVIe s.
    Les femmes saisissent à deux mains toute couverture de contraster à leurs maris [MONT., III, 81]
    L'harquebuserie sans couverture se renverse aisement [LANOUE, 321]
    Les nappes, les couvertures du lit, il vendoit tout cela [DESPER., Contes, LXXIX.]
    Elle leur monstra un flambeau ardent de dessus un figuier sauvage, en estendant derriere quelques tapis et couvertures [AMYOT, Rom. 49]
    Des couvertures de licts [ID., Lyc. 23]
    Ses faultes n'ont aucune couverture ne couleur honneste [ID., Thés. et Rom. comp. 6]
    Il ordonna que les couvertures des maisons se feissent avec la cognée, et les huisseries avec la sie seulement [ID., Lyc. 23]
    Leur commune voix [des chirurgiens] est que ce fut le roy St Louys, le tirant en couverture [preuve] de l'appointé qui fut fait entre maistre François Fromond et Robert de Langres, chirurgiens du roy jurez du chastelet d'une part, et maistre François de Troyes prevost d'autre [PASQUIER, Recherches, IX, p. 821, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Couvert 1 ; bourguig. couvature ; rouchi, couverto ; wallon, cofeteu ; provenç. coopertura, cubertura ; catal. cubertora ; espagn. cobertura ; ital. copritura. L'ancien français avait aussi covertor, covertur, couvretoir, qui étaient masculins et venaient de coopertorium.
    Fort sont li lac [liens] et grant li couvertour, Ce n'est pas gas, Enquelz cil est ki aime par amours, [, Poésies mss. avant 1300, t. I, f° 63, dans LACURNE]

couverture

COUVERTURE. n. f. Ce qui sert à couvrir quelque chose. La couverture d'une maison, La charpente et les tuiles ou ardoises qui la couvrent. Par extension, Couverture de cheval, de mulet, Qui sert à couvrir un cheval ou un mulet après une course. Couverture de voyage, Qui sert à garantir du froid en chemin de fer, en voiture, en automobile. Couverture de lit ou simplement Couverture, Celle que l'on met sur le drap. Couverture de laine, de soie. Couverture de coton.

Faire la couverture, Replier le drap et la couverture d'un lit pour qu'on y puisse entrer plus facilement.

Fig. et fam., Tirer la couverture à soi, de son côté, Prendre plus que sa part, chercher dans une affaire à s'emparer de profits, d'avantages qu'on doit partager avec d'autres.

Fig., Troupes de couverture, Troupes qui sont placées à la frontière d'un pays pour la garder en cas d'attaque imprévue.

Il se dit aussi d'une Enveloppe ou reliure mobile où l'on introduit un livre broché pour le protéger quand on le lit. Couverture de vélin, de veau, de basane, de maroquin, de chagrin.

Il signifie au figuré Ce qui sert à cacher, à dissimuler. Sous couverture d'amitié. L'intérêt public sert de couverture à bien des trafics.

Il se dit, en termes de Banque et de Commerce, d'une Garantie donnée pour assurer un paiement. Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai une bonne couverture. J'ai tiré sur vous une lettre de change, acceptez-la ; je vous en enverrai la couverture avant l'échéance, Je vous ferai passer les fonds avant l'échéance.

Il se dit, en termes de Bourse, d'un Dépôt de titres ou d'espèces, que l'agent de change exige du client qui donne des ordres pour des marchés à terme.

couverture

Couverture, Amictus, Obstragulum, Operimentum, Tectum, Tegulum, Tegumen, Tegumentum, Opertorium.

Une envelope et couverture, Inuolucrum, Segestre.

Couverture de lict, Lodix, Fascia lecti, Stragula.

Couverture de tayes et coquilles, comme a une tortue, Operimenta testacea.

Couvertures ou vestemens faits de diverses laines, ou pieces ramassées, Cento, centonis.

Une ancienne couverture de teste faite de laine, Palliolum.

Une sorte de couverture faite de joncs ou genest, ou de chanvre, ou autres herbes de marets, comme pourroient estre des nattes, Teges, tegetis, Storea.

Une couverture remplie d'estouppes, de foin, ou de bourre, Loudier, Materaz, Matta, mattae.

Une sorte de couverture dont ceux qui assiegeoient une ville, se couvroient en faisant les approches, Pluteus.

Toute sorte de couverture, Velamen, Velamentum.

Toute sorte de couverture, comme celle qu'on met sur un lict, cheval, ou autre chose, Stragula, vel Stragulum.

Toute sorte d'habillemens servans de couverture, Instratum.

Couverture de parois et murailles, qui se faisoient anciennement de petites pierres et morceaux de marbre pour parement et ornement, Crustae parietum, Incrustatio, Tectorium.

Le bas de la couverture d'une maison qui passe outre l'edifice pour rejetter la pluye loing du mur, Suggrunda, suggrundae, vel Suggrundia suggrundiorum.

Couvert d'une ancienne couverture sur la teste, Palliolatus.

Prendre couverture de crouste, Obducere crustam.

¶ Donner couverture de paroles, Dictis circumuestire.

Faire couverture à sa meschanceté, Obtendere rationem turpitudini, Praetexere.

Sous honneste couverture, ou couleur, Nominibus honestis praetextu, etc.

couvertûre


COUVERTûRE, s. f. [2e ê ouv. 3e lon. 4e e muet.] 1°. Il se dit de certaines chôses qui servent à en couvrir d'aûtres. Couvertûre d'une maison; couvertûre de chaises, d'un livre. "Il ne connoit ce livre que par la coûvertûre. Voyez COUVERCLE. = 2°. Pris absolument, il se dit d' une couvertûre de lit. Couvertûre de laine, de soie. Couvertûre piquée, etc. — Faire la couvertûre, c'est replier le drap et la couvertûre quand on veut se coucher. On dit aussi, couvertûre de mulet, de charette, de chariot. = 3°. Figurément, prétexte. "Sous couvertûre d'amitié. = Quelle couvertûre peut-il doner à cette méchanceté? Il est moins noble en ce sens que le mot de voile. "C'est trop aisément chercher une couvertûre à ses desirs. Acad. Sent. sur le Cid.

Synonymes et Contraires

couverture

nom féminin couverture
1.  Grande pièce de tissu.
plaid -populaire: couvrante.
2.  Ce qui recouvre un cahier.
3.  Ce qui sert de protection.
Traductions

couverture

Decke, Bedeckung, Bettdecke, Deckel, Umschag, Verdeck, Hülle, Abdeckungblanket, cover, hood, lid, coverage, jacket, roofing, wrapper, covering, hedgedeken, omslag, bedekking, dek, kaft, deksel, dekking, dekmantel, (het) verslaan [nieuws], cover, dakbedekking, dekblad, deklaag [geologie], schijn, kapחיפוי (ז), כביר (ז), כיסוי (ז), כפורת (נ), לוט (ז), מכסה (ז), מעטה (ז), סיכוך (ז), עטיפה (נ), ציפוי (ז), שמיכה (נ), תכריך (ז), חִפּוּי, כִּסּוּי, לוּט, מִכְסֶה, צִפּוּי, שְׂמִיכָהbeddeken, dekentæppe, låg, dækkekovrilo, litkovrilocubrecama, tapa, portada, cobija, cubierta, mantaatap, selimutlokcoperta, coltre, copertina, coperturateppe, ullteppe, dekselcobertor, tampa, capa, coberta, cobertura, colchadekan, filt, lockblanketi, kifunikoผ้าห่ม, ปกหนังสือbattaniye, örtüκουβέρτα, εξώφυλλο, κουβερτούρα, κάλυμμαبَطَّانِيَّة, غِطَاءkryt, přikrývkapeite, suojusdeka, pokrivač毛布, 覆い담요, 덮개koc, pokrycieпокрывало, шерстяное одеялоchăn, màn che毯子, 盖子покритие覆蓋範圍 (kuvɛʀtyʀ)
nom féminin
1. grand morceau de tissu chaud pour le lit se glisser sous la couverture
2. ce qui protège les pages d'un livre, d'une revue la couverture d'un magazine
3. ce qui couvre le toit d'un bâtiment une couverture en tuiles

couverture

[kuvɛʀtyʀ] nf
[lit] → blanket
couverture chauffante → electric blanket
[bâtiment] → roofing
[livre] → cover
(fig) [espion] → cover
(ASSURANCES)cover
(PRESSE)coverage