créneler

(Mot repris de crénelez)

créneler

v.t. [ de créneau ]
Entailler de découpures, de crans : Le bord crénelé d'une pièce de monnaie, d'un timbre.

CRÉNELER

(kré-ne-lé. La syllabe nel double l'l, quand la syllabe qui suit est muette : je crénelle ; je crénellerai) v. a.
Munir de créneaux. Créneler une muraille.
Créneler une roue, y faire des dents.
Faire un cordon sur l'épaisseur d'une monnaie.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Qui lui escrie en la tor crenelée [, Ronc. p. 146]
  • XIIIe s.
    [Elle] Vit de Montleheri la grant tor crenelée [, Berte, LXXXII]
  • XIVe s.
    Espinars ont longue fueille et crenelée comme fueille de chesne [, Ménagier, II, 2]
  • XVIe s.
    La cousture des os est dentelée ou crenelée à la façon des dents de scie [PARÉ, IV, 43]

ÉTYMOLOGIE

  • Créneau, par l'intermédiaire de crenel.

créneler

CRÉNELER. (Je crenelle ; nous crénelons.) v. tr. Façonner en forme de créneaux. Créneler une muraille. Créneler un parapet. Dans cette usine, on crenelle des roues de machines.

En termes de Blason, Pal crénelé. Croix crénelée.

En termes de Botanique et de Zoologie, Feuille crénelée, Aile crénelée, Feuille, aile dont le bord est découpé en dents arrondies.

Créneler une pièce de monnaie, Faire un cordon sur son épaisseur.

creneler

Creneler, actiu. acut. Est faire et ouvrager en creneaux: Ainsi que Denteler, faire et ouvrager en denteleure.