crierie

CRIERIE

(krî-rie) s. f.
Cris importuns. Faites cesser cette crierie.
Il ne peut plus supporter cette crierie des avocats [LA BRUY., Théophr. 26]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Tel meschef, douleur et crierie avoit en la salle qu'on ne savoit auquel entendre [FROISS., III, IV, 32]
  • XVIe s.
    Cela emeut une crierie et un tumulte, le plus grand qui.... [AMYOT, Cam. 72]
    Il ne se laissa point aller aux crieries d'une commune [ID., Péric. et Fab. comp. 4]
    Tels airs nullement mesprisés par l'amiral, furent estouffez par la crierie des impatiens [D'AUB., Hist. I, 304]
    À la solicitation et crieries de l'ambassadeur d'Espagne [ID., ib. II, 457]

ÉTYMOLOGIE

  • Crier.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    CRIERIE. Ajoutez :
    Les Crieries de Paris (pièce de vers du XIIIe siècle), par G. de la Villeneuve, dans les Fabliaux de Barbazan, t. II, p. 276.

crierie

CRIERIE. s. f. Le bruit qu'on fait en criant, soit que l'on conteste, ou que l'on réprimande, soit que l'on se plaigne à haute voix. Crierie importune. Faites cesser cette crierie. Que gagnez-vous avec toutes vos crieries? Il est familier.

crierie


CRIERIE, s. f. [L'e devant l'r est si muet, qu'on ne le fait pas sentir: pron. crîri-e: 1re et 2e lon. 3e e muet.] Bruit qu'on fait en criant: Sa crierie me rompt la tête: que gagnez-vous avec vos crieries? Faites cesser cette crierie, ces crieries.
   CRIERIE, CRIâILLERIE. Suivant La Touche, ces deux mots sont plus usités au pluriel qu'au singulier; et cela est vrai. Criâillement, marque le bruit et les cris des persones qui se disputent, ou qui se querellent: Crieries, se dit plutôt du cri de ceux qui se plaignent, ou qui demandent quelque chôse. "Jupiter, ému des crieries importunes des grenouilles, etc. Trad. de Phedre. — Selon l'Acad. criâillerie, est une crierie qui recomence souvent; et c'est la seule diférence qu'elle met entre ces deux mots. L. T. Celle qu'établit La Touche me parait fort juste.