croisure

CROISURE

(kroi-zu-r') s. f.
La tissure de la serge qui se fait en croix, par opposition à celle du drap qui se dit filure. Terme de marine. Croix que les vergues font avec les mâts. Croisure d'un cordage, l'endroit où les doubles se rencontrent. Action de croiser les rimes de vers, d'entre-croiser de différentes mesures.
La diversité de la mesure et de la croisure des vers que j'y ai mêlés [CORN., Rodog. examen.]
Terme de blason. Centre d'un écu divisé en quatre quartiers. Opération par laquelle, les cocons étant transformés en soie grége, on croise deux brins à la sortie des filières. La levée la plus large dans un marais salant.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Estoit gent en corsage plus qu'autre ; droict comme un jonc ; fort d'eschine et de bras, et de bonne croisure [G. CHASTEL., Éloge du bon duc Philippe.]

ÉTYMOLOGIE

  • Croiser.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • CROISURE. Ajoutez : - REM. La croisure dans le tissage, se dit d'autre chose que de la serge.
    La croisure, dans les mérinos, est la manière habituelle de les classer, et les prix varient par chaque croisure [appréciée au 1/4 de pouce ou au centimètre], à conditions égales de bonne fabrication [, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet t. III, p. 421]
    Dans les mousselines [de laine] la façon augmente d'un centime par chaque duite de plus, et dans les mérinos, de cinq centimes par croisure [, ib. p. 609]

croisure

CROISURE. n. f. Tissure d'une étoffe croisée.

croisure

La croisure des espaules.

croisûre


CROISûRE, s. f. [Kroa-zûre. 2e. e lon. 3°. e muet.] l'Acad. ne le dit que de la tissûre d'une étofe croisée. — Corneille l'a dit des vers, et plusieurs Auteurs l'ont dit après lui. "La diversité de la mesûre et de la croisûre des vers, que j'y ai mêlés. Exam. d'Androm. "Il serait bon de ne régler point toutes les strophes sur la même mesûre, ni sur les mêmes croisûres des rimes. ibid. "La croisûre des grands et des petits vers. Anon.