cultellation

CULTELLATION

(kul-tèl-la-sion) s. f.
Terme d'arpentage.
Quand le terrain à mesurer a une déclivité très sensible, on est obligé d'effectuer le chaînage en descendant, et le porte-chaîne tient la poignée de la chaîne à une certaine hauteur au-dessus du sol, pour qu'elle soit au même niveau que l'autre poignée. Se retournant alors vers le porte-chaîne pour juger de la hauteur à laquelle il doit tenir sa poignée, il met en contact avec celle-ci extérieurement la fiche plombée et la laisse tomber verticalement, en ayant soin de ne faire aucun mouvement qui puisse donner à cette fiche une impulsion oblique. Elle s'implante dans le sol par la pointe, marquant ainsi le pied de la verticale. Le porte-chaîne l'enlève et la remplace par une fiche ordinaire, que le chaîneur lève ensuite après que la fiche suivante a été plantée. Cette manière de déterminer le pied de la verticale qui correspond à la poignée de la chaîne élevée au-dessus du sol constitue ce que l'on appelle la cultellation. Dans l'origine, on se servait, au lieu de la fiche plombée, d'un couteau qu'on tenait suspendu la pointe en bas et qu'on laissait tomber ; en s'implantant dans le sol il marquait le pied de la verticale [BRETON DE CHAMP., ]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. cultellus, à cause du couteau, cultellus, qui était employé à cette opération.